«À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d'émancipation individuelle et/ou collective. L'amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l'avènement d'une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l'organisation sociale et des relations économiques et politiques.
L'anarchisme est opposé à l'idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d'organisation sociale et économique libertaire, c'est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition. (anonyme sur wikipedia)»
Les interrogations que l'on me soumet sont toujours les mêmes puisque issues d'une méconnaissance banale de l'essence même de la pensée libertaire, du mouvement anarchiste, de sa structure, de ses visées.. et de la réalité pour un anar de vivre son anarchisme aujourd'hui. C'est pourquoi je me permets en ce lieu d'apporter mes réponses d'anarchiste au quotidien, sans entrer dans le sempiternel débat des courants anarchistes, ni pousser le détail de ces réponses dans une analyse de ces «différences» puisque, justement, pour que l'anarchie dans sa splendeur et sa simplicité soit l'"état" dans lequel on vive il faut passer de la philosophie aux actes, l'Anarchie ce n'est pas seulement philosopher, c'est FAIRE.
D'autre part il n'est pas question pour moi si l'on parle «d'idéologie libertaire» de dire si on est pour ou contre... On est libertaire dans l'essence même de son être, on vit libertaire, on pense à chaque seconde avec cet esprit; en fait on fait de l'Anarchie sans le savoir... il n'y a pas à être pour ou contre, il y a à ETRE... simplement.
C'est ce que j'entends par "mon anarchisme": comment je vis, tenant compte des autres, dans le système présent pour être et rester anarchiste, puisque c'est «dans ma nature».
Je n'ai pas le verbe si justement et poetiquement frondeur d'un Stirner, je ne saurais en faire humer l'essence, ni même quelques fragrances; cependant je puis murmurer, à défaut de voix que j'ai usée à hurler "cessez le feu"... à défaut d'une plume alerte, trop sollicitée, encline au trâcé arabesque de la farnientise plus qu'au maintien droit et vigoureux d'une dextre prolixe et virulente...
à défaut, je donnerais tout de même pour que la quête de mes questionneurs, ne sois jumelle de celle du graal, je donnerais donc un bout de la pensée d'une sale anarchiste en réponse à ces si souvent "clichés" que l'on nous sert.
«les anarchistes seraient dans l'obligation à partir du moment ou ils voudraient entrer dans le «réel» d'adopter le même comportement que la société autoritariste qu'ils rejettent, et vont donc droit à l'échec de leur propre idéologie»
Que veut-on signifier exactement ? Car cette assertion n'a aucun fondement dans les faits, à quel moment avons «nous» été obligés d'adopter le même comportement que la société autoritariste que nous rejetons ?
Le problème avec les non-libertaires ou les personnes qui veulent à tout prix chercher une quelconque faille dans la pensée et les actions menées par les anarchistes [que ces anars soient issus de mouvements anarcho-syndicalistes menant des actions structurées dans ce système politique existant pour ALLER vers l'anarchie, ou tout simplement anarchistes individualistes qui veulent la «mise en place directement d'une société libertaire, où la liberté politique soit la règle, c'est à dire sans qu'aucun organisme syndical, communautaire, ou individu n'ait à contraindre d'autres formes politiques d'organisation»]
Peu avant de mourir Francisco Ferrer disait:
"Précisément, la démence de ceux qui ne comprennent pas l'anarchie, provient de l'impuissance où ils sont de concevoir une société raisonnable"
Le problème donc, c'est qu'ils comprennent ce qu'ils veulent ou bien sont tellement saucissonnés dans la structure de pensée «étroite» induite par le système politique et organisationnel que nous vivons qu'ils en deviennent dépendants et ne peuvent aborder sereinement un mode de fonctionenment autre que le système actuel et s'y référer !
A partir du moment ou un mouvement anarchiste entame une action il faudrait, afin que cela soit reconnu comme vraiment anarchiste, que cette action soit menée dans un désordre sans nom, ou sur une autre planète, qu'en aucun cas une expérience d'auto-gestion ou d'organisation de vie en communauté «différente» ne puisse être d'essence anarchiste puisque intégrée à la société !
Incohérence !
Comme si être «réellement» libertaire demandait de vivre son anarchie «ailleurs» puisque soi-disant impossible à vivre au sein de cette société !
Il est pourtant évident, puisqu'ils sont là, que les libertaires évoluent au sein de cette même société; à partir de là, pour se faire entendre, pour s'organiser, pour changer le mode de vie qui serait sinon imposé, il est d'usage d'utiliser les voies existantes, les structures existantes: cela me semble couler sous le bon sens !
Où voudriez-vous que nous vivions ? Sur Mars ?
Il n'est pas envisageable de raser tout et reconstruire un monde à part, elle serait là l'utopie ! L'anarchie se veut un mouvement collectif, intégré, définitivement tourné vers les autres... Et je ne vois pas où ni à quel moment cela ferait la preuve de l'impossibilité de mise en place constructive d'une société anarchiste, ni l'explication à l'échec inéluctable dans le temps de tentatives d'organisations allant vers cette mise en place...
Cela a tendance à m'agacer quelque peu... Nous ne sommes pas des extras-terrestres ni des espèces de zombies vivant radicalement à l'opposé de tout ce qui existe.
Ce que nous voulons est rassemblé là: «L'anarchisme est opposé à l'idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d'organisation sociale et économique libertaire, c'est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition.»
Il est bien question de vivre en société, Non ?
«Est ce que vous, anars, seriez capable de mettre de côté ce qui vous divise pour construire une societé meilleure ?»
Frère, l'objet de ta question est la clef d'un monde différent,
je me sais tolérante, suffisamment généreuse et attachée aux valaurs humaines pour accepter toute différence qui SERAIT une valeur en soi !
Certes, on ne peut tout supporter, ni la vindicte, ni la haine, ni le mépris... ça je ne le pourrais pas, mais je crois profondément que nos différences d'opinions caractérisent l'humain; nous n'allons pas nous plaindre de ne point être abrutis ! Savoir en faire fi, et trouver en chaque être la valeur qui ajoutée à la nôtre fera que ce monde devienne plus vivable n'est pas si difficile, et puis il le faudra....c'est primordial.
Le premier message qui vient de moi est toujours un souhait de tolérance ! Viennent les discussions et le consensus; tout esprit libertaire veut le bien commun, tout ce qui provient et procède d'un pas vers la fraternité est bienvenu.
Tu parles d'abandonner ses libertés et donc de ne plus pouvoir se «réclamer» anar ?
Crois-tu vraiment qu'un anarchiste soit un être pétri d'égoïsme ? Vivant en vase clos dans son petit bien-être perso, se moquant de son prochain et de ses besoins, incapable de partager ?
C'est un pur produit capitaliste que tu nous décris là !
Vivre bien soi-même et partager n'est pas le fait d'une soumission à une quelconque autorité, c'est un acte déterminé et voulu... volontaire, je n'y vois pas un renoncement à ma pensée, mais bien au contraire son accomplissement !
Accepter ce qui nous divise passe par une profonde reflexion sur l'impact de ces divisions; s'il s'agit de détails, de virgules de vies, la compréhension et l'écoute qui nous unit en vient facilement à bout.
Que l'on soit proche des différents «courants»: Construction d'une société par mutuellisme, par communisme, par syndicalisme, ou axant son idéologie sur l'individualisme, l'autonomie face à l'oppression autoritaire; que l'on souhaite grimper sur les barricades, se syndiquer ou pas; que Stirner nous soit plus proche que Pelletier ou non: il n'en reste pas moins que les anarchistes ont le souhait et la volonté de mettre en place une société sans autorité politique, sans pouvoir ni domination quelconque dans l'organisation sociale, dans le respect de l'individu, sans discrimination d'aucune sorte !
Et sur ce projet cette société se construira.
Cependant, à partir du moment où apparaissent des divergences idéologiques, factuelles, fondamentales, induisant une opposition radicale à la construction de ce monde de fraternité, alors oui, il y a séparation ! Mais elle est salutaire, car sans cette profonde harmonie de «vouloir» cette communauté de vie, il n'est plus d'anarchisme possible. On en revient alors à des différences «politiques» qui séparent les idéologies et les buts.
N'est pas anarchiste qui le prétend, il faut l'être en l'âme, le vivre, le vouloir à chaque instant. En réclamer une part et en rejeter une autre n'est pas possible, c'est alors se donner un vernis libertaire. Il n'y a plus alors d'objet à cette question: «mettre de côté ce qui vous divise pour construire une societé meilleure», il s'agit de deux mondes différents, l'un anarchiste, l'autre non et nous ne construirons pas ensemble. Nous nous opposerons.
«je reste convaincu que l'anarchie pure et dure n'est pas un système vivable parce que l'homme a besoin d'un gendarme pour le guider capable de le réprimer en cas de dissidence.»
Quelle piètre opinion de sa propre espèce !
Non, l'être humain n'a pas besoin d'être "guidé" ni par un gourou, ni par un maître qui saurait le punir à bon escient.
C'est une habitude néfaste de penser à l'humain comme à un "joujou" dont on pourait extirper, qui une psychanalise brièvement enlevée, qui une analyse populaire voire vulgaire d'attributs de lieux communs tels que "les humains ont besoin d'être guidés"; ils "réclament le bâton"; ont "besoin de lois»... Pour qui se prend-t-on ? Les psychanalyses «globales» à la petite semaine m'horripilent, elles ne laissent aucune liberté à l'individu, aucune pensée propre, aucune volonté d'exister !
Qu'en sait-on ? a-t-on déjà observé des être nés et grandis sans hiérarchie, sans dictat ? Peu ! Sur quoi repose un tel jugement ?
Aussi, laissons la nature humaine s'exprimer sans lui coller tous les clichés restrictifs que nous lui attibuons un peu trop rapidement je crois.
Il me semble en fait, d'après ce que je comprends, que l'être humain n'a nul besoin de reconnaissance d'appartenance, ni de soumission à un «maître», encore moins d'obéissance aveugle; mais bien d'une reconnaissance de sa propre existence, contrebalançant son désespoir existentiel: Comment puis-je être «moi» au milieu de ces millairds d'autres «moi» ? comment me singulariser ? Comment vivre ma liberté ?
Et non: Comment me fondre dans ce moule pour anihiler ma personne, la détruire, qui va me guider vers ma perte !
Nous sommes tous Darwinisés, adaptables; non pas malléables ni corvéables à merci, mais "adaptables" pour notre survie. L'individu dans l'expression de sa personne peut donc très bien s'auto-discipliner vers une fraternité qui le comblerait, nul besoin de bâton ni de bastonneur !
Mais s'il est vraiment indispensable de trouver un répère en une loi, j'en ai une à proposer, nécessaire et suffisante: Etre le plus heureux possible, suivant ses aspirations, au milieu de ses frères. Sans L'État, ni le Capital ni l'Église
«...Tu vois Malicia, quand je te disais que l'anarchie à l'état naturel n'existe pas, en fait je me trompais. Regardre les familles défavorisées qui n'ont pas de quoi nourrir leur enfant. Qu'en font-elles ? Rien, elles ne l'éduquent presque pas, ne lui imposent aucune autorité, le laissent à lui-même. C'est ça l'anarchie, c'est pouvoir décider en tout temps et en tout lieux ce que tu veux faire, sans que personne ne puisse te dire NON.»
Je sourirais si ce n'était là un lieu commun trop gravement galvaudé.
NON, ce n'est pas cela l'Anarchie, ni l'éducation libertaire... mais cherchez donc un peu plus avant ! Lisez Vaneigem, par exemple, ou Ferrer, ou Faure ou n'importe lequel, en fait, ils ont tous en commun de faire savoir que l'anarchie n'est ni le chaos ni l'anonie !
Ce que tu me décris, c'est la démission des parents dans un monde capitaliste, qui avilit et soumet l'individu, les parents et les travailleurs à sa «morale», à ses objectifs ! scolarisent en troupeaux les enfants: tu n'es pas compétitif, tu sors ! Où plus personne n'a le temps ni l'envie d'éduquer des enfants tellement on est occupé, oppressé à gagner "l'argent du ménage", l'argent des factures à payer, l'argent pour ne pas être pauvre, individuellement. ET où l'on s'en remet au «gouvernement» pour ne pas souscrire à ses propres lois, à sa propre vision d'une éducation responsable et aimante !
Ce type de comportement n'a rien à voir avec l'éducation libertaire.
Tu me parles de l'intérêt d'un régime autoritaire ou force serait à la loi, ou la désobéissance serait punit. C'est le serpent qui se mord la queue, là, dans ces quelques lignes:
Tout le monde veut être libre de ses mouvements, du temps qu'il consacre à ses enfants... de son mode d'éducation, mais personne ne le FAIT, car ce «tout le monde» obéit à des lois qu'il subit qu'il met en place lui-même !
Tu penserais être libre avec le régime politique que tu préconises ? libre d'éduquer tes enfants ?
Tu penses que ces enfants seraient mieux «armés» pour survivre ? Pour faire partie intégrante de l'humanité ?
Je reprends ce passage: «C'est ça l'anarchie, c'est pouvoir décider en tout temps et en tout lieux ce que tu veux faire, sans que personne ne puisse te dire NON»
Non ! Pas du tout... Encore ce cliché ? que le dieu des mécréants me pardonne de t'offenser ;-) mais c'est si simpliste comme raisonnement ! Je ne donnerai pas "encore" une définition de l'anarchie, je dirais juste qu'il ne s'agit pas de faire ce que l'on veut sans qu'on puisse nous dire «non», mais je vais répondre sur l'éducation libertaire.
L'école moderne de Francisco Ferrer (1801)
«A L'Ecole moderne, les enfants jouissaient d'une grande liberté de parole et de mouvement. Ils étudiaient pour leur plaisir, selon leur rythme, dans une ambiance sereine d'où était exclue toute forme de compétition. Il n'y avait d'ailleurs ni examens ni classements, ni récompenses ni punitions. Le travail collectif, discrètement encouragé, se traduisait par la constitution de petites équipes hétérogènes qui développaient l'esprit de solidarité: les plus grands épaulaient les plus petits, les plus doués aidaient ceux qui l'étaient moins. Pour personnaliser ce soutien et affermir le sens des responsabilités, ces équipes étaient elles-mêmes fractionnées en couples d'enfants. Les collaborateurs de Francisco Ferrer intervenaient le moins possible, laissant aux élèves le soin de faire le premier pas et de les solliciter. Leurs relations étaient à la fois empreintes de respect mutuel et de cordialité. Les cours, vivants et variés, ne duraient jamais plus d'une heure; ils se déroulaient souvent sous la forme de dialogues plus ou moins improvisés et alternaient avec des travaux pratiques. Une grande place était aussi accordée aux activités manuelles (jardinage, nettoyage, bricolage), à l'éducation physique, à la musique et aux excursions.»
«Qui ne se souvient ? Les solitudes enfantines s'ouvraient sur les immensités primitives, toutes les baguettes étaient magiques. Puis il a fallu s'adapter, devenir social et sociable. La solitude s'est dépeuplée, les enfants ont choisi malgré eux de vieillir, l'immensité s'est refermée comme un livre de contes. Personne en ce monde ne sort définitivement des cloaques de la puberté. Et l'enfance elle-même est lentement colonisée par la société de consommation. Les moins de dix ans vont-ils rejoindre les teen-agers dans la grande famille des consommateurs, vont-ils vieillir plus vite dans une enfance «consommable» ? Impossible à ce stade de ne pas ressentir ce qu'il y a de similaire dans la déchéance historique des maîtres anciens et dans la déchéance croissante du royaume de l'enfance. Jamais la corruption de l'humain n'a atteint un tel paroxysme. Jamais nous n'avons été si lointainement proches de l'homme total.[...]
[...] L'enfant n'a pas ce privilège de l'imperfection. C'est d'un seul coup qu'il perd le droit à la subjectivité pure. On le taxe de puérilité, on l'incite à se conduire comme une grande personne. Et chacun grandit, refoulant son enfance jusqu'à ce que le gâtisme et l'agonie le persuadent qu'il a réussi à vivre en adulte.
Le jeu de l'enfant comme le jeu du grand seigneur a besoin d'être libéré, remis en honneur. Aujourd'hui, le moment est historiquement favorable. Il s'agit de sauver l'enfance en réalisant le projet des maîtres anciens; l'enfance et sa subjectivité souveraine, l'enfance et ce rire qui est comme le bruissement de la spontanéité, l'enfance et cette façon de se brancher sur soi pour éclairer le monde, et cette façon d'illuminer les objets d'une lumière étrangement familière.»
Et si on donnait à nos enfants la possibilité de ne pas sombrer dans le paroxysme de la corruption de l'humain ?
"Pouquoi l'anarchie serait-elle plus efficace que le communisme pour construire un monde non capitaliste ?"
«L'anarchie est trop individualiste, il faudrait canaliser les énergies dans un parti, les rendre utiles, afin que tous ceux qui restent sans réactions face aux problèmes du monde comprennent l'utilité de ce combat, afin de faire de ce combat un combat universel.»
L'idée est généreuse, elle est même intelligente, je n'y souscris pas vraiment.
Ma réponse est vraiment personnelle, elle est le fruit de bien des questionnements, de bien des recherches, de bien des lectures, de bien d'expériences. Elle est le fruit de ma nature profonde.
Déjà, au sein du mouvement anarchiste/ libertaire, il est des regroupements de personnes qui s'organisent pour «canaliser les énergies», les anarcho-syndicalistes, les comités ou conseils ouvriers et paysans, les rassemblements d'intellectuels (les uns se mêlant aux autres sans priorité de légitimité !), j'en passe...
Pour ma position personnelle, vois-tu, en chaque personne je cherche le meilleur côté, et je privilégie toujours l'individu au lieu de son "appartenance" apparente ou réelle. Je crois en l'individu et son action positive: l'individu est réactif, il pense, il s'émeut et agit... Le groupe, lui, obéit; s'il bouge c'est avec lenteur, or nous voulons une "révolution" de pensée, de vie ? Le communisme russe est l’exemple flagrant d'une idée généreuse de départ qui à force de lois et d’autoritarisme a meurtri et quasiment assassiné tout un pays dans ses libertés fondamentales et dans sa capacité à survivre !
A partir de là, je ne puis que redonner en lecture ce que j'ai écrit ailleurs: «J’ai pour habitude de dire que je suis anarchiste individualiste, sans carte ni cotisation. C'est le produit de réflexions sur les partis politiques en général et la déception apportée par ceux qui se disent de gauche, se disent parfois extrémistes ou révolutionnaires, qui semblent nous proposer qui une société plus équitable, qui une société plus riche, qui un système épris de justice mais ne font que démontrer, que leur fonctionnement interne est entaché de luttes de pouvoir intestines, d'orgueil. Du parti communiste à la LCR et j'en passe de plus obscurs, les cellules, les réunions les assemblées sont un lieu d'exercice de sa propre autorité par un "élu", un camarade... rien que le mot cellule me fait peur ! Tout respire chez ces partis et groupuscules la presque terreur, il ne faut pas fauter sinon tu es exclu, banni, excommunié ! Non, merci, j'ai un trop grand respect des libertés d'autrui, des miennes, je me sens loyale et généreuse, je ne veux pas servir un gourou, je veux servir les citoyens...
Il se trouve qu'il m'est naturel de penser libertaire, qui puis-je si le monde à chaque instant me fait réagir Tant d'ignominie tant d'obscurantisme, tant de fallacieuses promesses, d'arguments jetés comme osselets aux chiens, tant de faux rigorismes adaptés au profits de "classes" et dirigeantes et profiteuses, tant...»
Je vis dans ce monde et je l'aime, je veux qu'il perdure, je souhaite y apporter le meilleur de moi... je fais ! Même si je me trompe, et j'ai la qualité de savoir regarder en arrière, me poser des questions et rétablir ma position. Aussi l'immobilisme de structures hiérachisée telles les partis politiques, me fait peur, les gens passifs et soumis m'inquiètent, ne plus avoir de moyens de "répondre" ou mettre en place me serait insupportable !
Mais sais-tu, j'aime voir et entendre la contradiction intelligente, constructive; cela me rassure quand à l'avenir de notre monde !
Je laisse le soin aux penseurs de convaincre par le verbe. J'aime à citer les auteurs anarchistes, les faire parler "à ma place"; j'aime à penser que le «poète libertaire» seul sait en exprimer l'essence, libéré qu'il est du poids de la justification.
La philosophie libertaire doit se déployer, s'élever, sinon personne ne l'entend: L'Anarchiste sait que l'humain est sourd à son propre bonheur; qu'il n'écoute que ses cris, sa douleur, pas sa félicité...qu' il se plaint ! Aussi, par les mots de l'«auteur anarchiste» la magie opère.
Il n'est pas de conférence, il n'est pas de démonstration verbeuse ni instrumentée qui à mes yeux aurait ce pouvoir. La poésie libertaire est une arme, je m'en sers.
"Qu'est-ce qu'on attend donc pour en finir avec ce galimatias social et mettre en pratique l'anarchie, l'unique et véritable ordre social susceptible d'aplanir toutes les difficultés et de produire l'harmonie universelle par l'accord manuel." F. Ferrer décembre 1901
Faisons là, chacun à notre mesure, dans ce que nous savons faire de mieux.. au service de la communauté et à notre propre service.
Je voudrais que mes frères prolifèrent et redonnent à la vie une couleur de magie, d'amour, de compréhension... En attendant mieux comme dirait Emile Pouget
On est libertaire ou on ne l'est pas, en soi... et personne ne me convaincra qu'une seule pensée anarchiste puisse être néfaste à autrui !
Malicia
Sarkozy nous rassure, il veut réparer les injustices sociales, nous avions cru qu'il ne...
À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d'émancipation...
Pourquoi du jour au lendemain décide t-on de sortir la nuit et le jour pour aller...
Est-ce si difficile d'intégrer que l'autre soit différent, et que notre propre reflet ne soit pas supérieur...
Le 11 septembre 2001 ce n'est pas seulement 2 grattes-ciel, et ce qui a été perdu...
Guerre oubliée en Tchétchénie Pourquoi? Opération Zatchistka: silence on tue...
Sur l'éducation au racisme et le meurtre d'enfants. Nourit Peled Elhanan est une...
La lutte contre le terrorisme ne doit pas servir de prétexte pour limiter l'exercice des droits fondamentaux...
Violation de la convention Crimes de guerres et Tortures. Ce n'est pas parce que l'actualité...
Note de l'auteur: dans notre société actuelle la presse écrite est de plus en plus présente dans notre vie...
Le Moyen-Orient, ou l'aiguisement des tensions. Note de l'auteur: le Moyen-Orient est la région la plus...
Mardi 23 Août 2005, instant historique pour les palestiniens de la bande de Gaza. En effet, après plusieurs...
Note de l'auteur: il est devenu habituel pour la plupart des personnes regardant un tant soit...
Les média: Quatrième pouvoir ou nouveaux chiens de garde? "La libre communication...
Nul ne serait un monstre ou une victime, sans le pouvoir que les uns donnent aux autres pour la perte...
En réponse aux amalgames faits entre l'absence d'autorité prônée par la pensée libertaire et les...
Le rapport des jeunes à la politique me semble très complexe. Ils ont en général une vision négative et...
Parfois, avec la clarté aveuglante de celui qui s'éveille, la vacuité du monde nous apparaît...
La presse francophone ainsi que la presse internationale seraient elles devenues...
Remonter | Page précédente | Accueil