Crimes de guerres

Violation de la convention Crimes de guerres et Tortures

Ce n'est pas parce que l'actualité en ce début d'année 2006 ne nous montre au quotidien que les actes de terrorismes épars (que je ne justifie certes pas) sur les divers territoires en guerre, ou en passe d'être en guerre ouverte, qu'il faut oublier ce qui a été commis.

Bien comprendre jusqu'où peut mener une politique "à l'américaine", jusqu'où vont les trop nombreux dictateurs, permet de se rappeler pour quoi on milite, quel est le but de l'humanté... Et que nous ne laisserons pas le monde être terrorisé par des chefs d'états scandaleusement hors la loi.

Il n'est pas possible de regrouper ici toutes les exactions et crimes commis contre l'humanité, contre l'individu, ailleurs, chez nous... Partout !

Au Burundi, en Chine, en Turquie ou il ne fait pas bon être prisonnier de droit commun, même en temps de paix. Il suffira de quelques exemples et parmi ceux-ci : Abou Grahib.

La Convention de Genève

Pour rappel

La quatrième Convention de Genève porte sur la protection des personnes civiles en temps de guerre. En vertu de son article 146, les Hautes Parties contractantes sont tenues de prendre des sanctions pénales efficaces à l’encontre des personnes ayant commis, ou donné l'ordre de commettre, des « infractions graves» à la convention. L’article 147 qualifie d’«infraction grave» tous les actes suivants : L'homicide intentionnel, la torture ou les traitements inhumains [...] le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou de porter des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé, la déportation ou le transfert illégaux, la détention illégale [...] le fait de [...] priver [une personne protégée] de son droit d'être jugée régulièrement et impartialement [...] la prise d'otages, la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées

Extraits d'une déclaration publique d'Amnesty International

Au sujet des violations continuelles par Israël de la 4ème Convention de Genève.

Le 8 décembre 1949, 188 Hautes Parties contractantes, dont Israël, ont signé les quatre Conventions de Genève et les ont ratifiées le 6 juillet 1951. L’État d’Israël a déclaré que les conventions n’étaient pas légalement applicables en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, territoires qu’il a occupés en 1967, mais a affirmé à plusieurs reprises qu’il respecterait dans la pratique les «dispositions humanitaires» de ces instruments, sans préciser de quelles dispositions il s’agit. Pour leur part, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les Nations unies ne cessent d’affirmer que les Conventions de Genève s’appliquent sans réserve aux Territoires occupés et que les Palestiniens constituent une population protégée aux termes de la quatrième convention.

Les graves infractions à la quatrième convention commises par Israël, et dénoncées à maintes reprises par Amnesty International,sont notamment les suivantes :

  • Exécutions extrajudiciaires
  • Homicides ou blessures infligées aux postes de contrôle, lors de manifestations ou dans d’autres situations où aucun danger ne menaçait la vie des membres des services de sécurité israéliens.
  • Utilisation systématique de la torture pendant les interrogatoires.
  • Condamnation de milliers de Palestiniens par des tribunaux militaires
  • Recours continuel à la détention administrative pour incarcérer des Palestiniens
  • Des civils sont sans cesse punis collectivement pour des actes auxquels ils peuvent n’avoir pas participé
  • Déplacements forcés de population

Etats-Unis d'Amérique, tortionnaires

Citation d'Amnesty International :

La dignité humaine bafouée : Torture et obligation de rendre des comptes dans la "guerre contre le terrorisme" : De plus en plus de preuves montrent que les personnes détenues par des agents américains en Irak, en Afghanistan, à Guantánamo Bay et dans d'autres lieux tenus secrets, dans le cadre de la «guerre contre le terrorisme», ont été soumises à des tortures et des mauvais traitements.

Pour se souvenir : Abou grahib

Des centaines d'articles ont été écrits, et rien de ce que je pourrais écrire à mon tour ne pourrait rendre ces crimes plus abominables, j'ai rassemblé des pages et des pages de documentation, mais ces mots au final ne disent qu'une chose : Ces crimes sont insoutenables et indignes.

Quelques articles marquants:

La presse :

Fort Hod Texas (AFP)

Agée de 22 ans, accusée de mauvais traitements de prisonniers, manquement au devoir et gestes obscènes, selon les termes d'un communiqué militaire diffusé en mars, elle risque jusqu'à 16 ans et demi de prison.

Selon la presse américaine, Lynndie England a décidé de plaider coupable et, en conséquence, la peine demandée contre elle pourrait ne pas dépasser trente mois. Un an après la révélation du scandale, elle sera la seconde personne à passer en cour martiale aux Etats-Unis pour le scandale d'Abou Ghraib. Le père de son enfant, né en octobre, le caporal Charles Graner, considéré comme le principal responsable des sévices, a été condamné en janvier à Fort Hood à 10 ans de prison. Cinq autres soldats ont comparu devant des tribunaux militaires où ils ont été condamnés à des peines allant de la radiation de l'armée à huit ans et demi de prison, après avoir plaidé coupables.

Lynndie England, une réserviste de l'armée de terre qui servait dans une unité de police militaire (MP) à Abou Ghraib, près de Bagdad, avait fin avril 2004 fait la une des médias du monde entier en posant dans une série de photos illustrant les mauvais traitements, souvent de nature sexuelle, infligés à des détenus irakiens de la prison. Tout comme pour Graner, les avocats de Lynndie England ont indiqué qu'elle ne faisait qu'obéir aux ordres de ses supérieurs et du renseignement militaire.

Dans une interview à une chaîne de télévision locale l'année dernière, England a affirmé qu'à Abou Ghraib, on exigeait "de faire ce qu'il fallait". "J'imagine que c'est toujours ce qui arrive en temps de guerre", a-t-elle ajouté. Lors d'une audience préliminaire en août 2004 à Fort Bragg (Caroline du Nord, sud-est), de nombreux témoins ont toutefois déclaré que la jeune femme s'adonnait aux sévices sans manifester beaucoup de remords.

Selon Jeremy Sevits, un autre MP, England et les autres gardiens "marchaient sur les doigts des détenus", faisant des commentaires obscènes et photographiaient des humiliations sexuelles. Après la publication de ces photos, les accusations se sont multipliées aux Etats-Unis et à l'étranger pour dénoncer un système carcéral employant abondamment la torture dans le cadre de la lutte menée par les forces américaines contre "le terrorisme global", et couvert au plus haut niveau par le Pentagone.

Jusqu'ici, le plus haut gradé condamné pour mauvais traitements est le sergent Ivan Frederick. Il doit passer huit ans en prison après avoir plaidé coupable. Le commandant des forces américaines en Irak au moment du scandale, le général Ricardo Sanchez, a été innocenté le 22 avril à l'issue d'une enquête militaire. Mardi, le sénateur démocrate Edward Kennedy s'est plaint devant le Sénat que les enquêtes se soient soldées par la condamnation de simples soldats.

L'American civil liberties Union (ACLU), principale organisation américaine de défense des droits civiques et Human Rights Watch (HRW) ont toutes deux indiqué que la responsabilité des abus, en Irak, en Afghanistan et ailleurs, reposait sur les plus hauts échelons de l'armée américaine. L'ACLU a diffusé des milliers de pages de documents militaires internes obtenus via la Loi sur la liberté de l'information. "Le gouvernement ne peut ignorer la nature systématique de la torture impliquant la chaîne de commandement jusqu'au plus haut niveau", a déclaré le directeur de l'ACLU, Anthony Romero.

Le sort de la petite England importe peu, ce qui est le plus affligeant sont les réactions encore valables aujourd'hui des responsables américains :

Articles d'agences de presse

(AP) 05.11.2005

Dick Cheney demande aux sénateurs républicains le droit de torturer pour la CIA

Les Etats-Unis ont détruit leur image de pays "démocratique" et apparaissent pour ce qu'ils sont devenus, un empire totalitaire, méprisant le droit international, et dont les méthodes sont comparables en bien des points à celles des nazis: guerres préventives, invasion et occupation illégales de pays souverains, politique de la terreur et de la domination absolue ("choc et effroi"), mépris des conventions de Genève, assassinat de journalistes, arrestations arbitraires, camps de concentration (Guantanamo), et pratique systématique de la torture...

Pour retrouver leur statut de démocratie, les Etats Unis doivent destituer Bush et le juger pour crimes de guerres et crimes contre l'humanité, ainsi que les concepteurs de ces atrocités (Rumsfeld, Wolfowitz, Cheney, Ashcroft...) Ce qui n'a pas empêché Les Etats-Unis ont détruit leur image de pays "démocratique" et apparaissent pour ce qu'ils sont devenus, un empire totalitaire, méprisant le droit international, et dont les méthodes sont comparables en bien des points à celles des nazis: guerres préventives, invasion et occupation illégales de pays souverains, politique de la terreur et de la domination absolue "choc et effroi", mépris des conventions de Genève, assassinat de journalistes, arrestations arbitraires, camps de concentration (Guantanamo), et pratique systématique de la torture...

Alors que le Sénat a récemment voté un amendement interdisant le traitement "cruel, inhumain ou dégradant" des personnes détenues par les Etats-Unis, le vice-président américain Dick Cheney a demandé aux sénateurs républicains de permettre à la CIA des exemptions pour la torture des terroristes présumés.

Dick Cheney a déclaré aux sénateurs que les Etats-Unis ne recouraient pas à la torture, mais que selon lui l'agence de renseignement avait besoin d'une exemption de toute législation interdisant les traitements "cruels, ihhumains ou dégrandants" de détenus, au cas où le président le jugerait nécessaire pour "empêcher une attaque terroriste".

(AP) 05.11.2005

Bush nie tout usage de la torture, tout en revendiquant le droit de torturer pour la CIA

"Nous ne torturons pas", a assuré George W. Bush, tout en défendant les techniques d'interrogatoires des forces américaines, notamment celles de la CIA accusée d'avoir ouvert des prisons secrètes dans plusieurs pays.

George W. Bush a défendu l'initiative de son vice-président Dick Cheney qui tente d'empêcher l'adoption par le Sénat d'une loi interdisant la torture, ou tout au moins d'obtenir que la CIA ne soit pas concernée si une loi devait finalement être adoptée.

"Nous travaillons avec le Congrès pour faire en sorte que, tout en avançant, il soit possible, encore plus possible pour nous de faire notre travail", a dit Bush lors de sa visite à Panama au retour du Sommet des Amériques.

Par ailleurs, George W. Bush n'a ni confirmé ni infirmé les informations faisant état de prisons secrètes ouvertes par la CIA à l'étranger, notamment dans des pays européens. "Notre pays est en guerre, et notre gouvernement a l'obligation de protéger le peuple américain", a-t-il simplement déclaré.

(AP) 05.05.2004

Torture et sévices en Irak : Bush regrette mais ne s'excuse pas

George W. Bush s'est adressé aux télévisions arabes pour condamner les sévices infligés par des soldats américains à des prisonniers irakiens. Ces actes ne correspondent pas à "l'Amérique que je connais", a dit George Bush.

Ces actes sont pourtant identiques à ceux commis couramment aux Etats-Unis dans les états racistes du sud, et en particulier au Texas, par des Américains violents, racistes, sympatisans du Klu Klux Klan, et supporters fanatiques de George Bush.

"Il y aura des enquêtes, ces gens seront traduits en justice", a promis Bush. Il a qualifié ces actes de "répugnants" mais "isolés". Il ne juge donc pas nécessaire que les Etats-Unis présentent des excuses. Il a également renouvelé toute sa confiance en Donald Rumsfeld, le ministre américain de la Défense.

En parlant d'actes "isolés", George Bush a menti, une fois de plus. On assiste en effet à une multiplication de révélétions et de témoignages qui confirment que contrairement à ce qu'a affirmé Bush, il ne s'agissait en aucun cas d'actes isolés.

Alors que George Bush s'est refusé à présenter des excuses au nom des Etats-Unis, le général américain Geoffrey Miller, chargé du système carcéral de la coalition dirigée par les Etats-Unis, a présenté pour la première fois ses excuses aux Irakiens. "Je voudrais, en mon nom personnel, m'excuser auprès du peuple irakien pour le petit nombre de commandants et de soldats qui ont violé nos règles et probablement commis des actes criminels. Je garantis personnellement que cela ne se reproduira plus", a-t-il déclaré à des journalistes.

Les forces de sécurité irakiennes et la torture

Selon les informations recueillies par Amnesty International, la police irakienne a eu recours de façon régulière, voire systématique, à la torture dans les postes de police et au sein du ministère de l’Intérieur, à Bagdad. Les autorités irakiennes n’ont pas, elles non plus, empêché les actes de torture.

Selon une source officielle, les détenus, en majorité des sunnites, avaient été découverts par des soldats américains lors d'une descente dimanche soir dans un bâtiment du ministère de l'Intérieur à Bagdad.

"Ils étaient détenus sans décision de justice et l'armée américaine les a transférés dans un autre lieu de détention" à Jadriyah, dans le sud de Bagdad, a déclaré cette source sous le couvert de l'anonymat.

"Tous les responsables de ce centre ont été arrêtés par les soldats américains", a-t-elle ajouté.

La Force multinationale (FMN) et l'ambassade des Etats-Unis en Irak ont affirmé que les mauvais traitements de prisonniers ne seront pas tolérés et qu'ils allaient apporter leur assistance à l'enquête.

"Ensemble, avec les autorités irakiennes, nous nous sommes engagés pour faire en sorte que les mauvais traitements des détenus ne soient pas tolérés", a indiqué un communiqué de l'ambassade et de la FMN.

La mission de l'Onu en Irak s'est faite l'écho récemment de nombreuses plaintes sur la détention, sans ordre de justice, de suspects par les services de sécurité irakiens, dominés par les chiites.

Février 2005: la mort en détention de trois membres de l’Organisation Badr a suscité indignation et colère en Irak.

En février 2005, trois membres de l’Organisation Badr, groupe politique armé chiite, sont morts alors qu’ils étaient détenus par les forces irakiennes. Leur corps portait des marques de passages à tabac et de décharges électriques. Cet événement, qui a suscité l’indignation et la colère de la population et des dirigeants politiques chiites, a contraint le gouvernement irakien à reconnaître l’usage de la torture et à ordonner l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de la mort de ces trois hommes.

Dans une autre affaire, la chaîne de télévision nationale Al Iraqiya a diffusé les «aveux» de «terroristes» présumés. Amnesty International est particulièrement préoccupée par ce type d’«aveux», car les détenus sont systématiquement maintenus au secret. Les personnes qui ont vu les images télévisées ont indiqué que les détenus présentaient des traces de torture, y compris des ecchymoses et des tuméfactions au visage.

Pratiquement aucun représentant de l’État irakien n’a fait l’objet de poursuites pour violences graves envers des détenus.

Il n'y a pas qu'en temps de guerre que sévices et emprisonnements abusifs ont lieu, ce sujet fera l'objet d'un autre article.

Les photos de ce que G. W. Bush ne trouve pas digne d'excuses

Ce qui suit n'est pas à regarder avec un oeil de voyeur ou aucun faux-semblant, ces photos sont publiées sur le Net afin que l'on n'oublie pas que l'homme est bestial s'il le veut vraiment, mais qu'il n'a aucune excuse, jamais, elles sont d'ailleurs sans commentaire.

prisonniers torturés

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Malicia


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