Il court depuis quelques temps déjà le bruit que des réseaux secrets de hackers oeuvreraient pour des causes par eux définies et choisies. Depuis quelques mois on trouve des "news" en provenance du monde entier concernant des défaçages, "attaques" sur site web perpétrées par des hackers aux fins de donner en lecture aux internautes de l'information ciblée, propagande, ou alerte concernant des faits politiques que les gouvernements voudraient voir garder cachés. On parle aussi de pénétrations de réseaux informatiques, de postes appartenants à des organisations gouvernementales, politiques ou policières, voire même de PC privés détenteurs de données qu’il serait peut-être intéressant de publier ou au contraire d’exploiter dans un objectif de lutte contre ces organisations... suivant ses appartenances bien évidemment !
A l’évidence le hacking se politise au grand dam de nos services secrets qui voient publier quotidiennement failles et exploits, autant de preuves de la non maîtrise des données informatiques, autant de preuves que le monde du hacking est loin de se laisser museler malgré les peines exemplaires que distribuent les tribunaux.
L’hacktivisme se démarque du hacking originel dont la communauté s’exerce à la maîtrise pure et simple de techniques plus ou moins légales, par le fait qu’il utilise des compétences au service d’idéologies entrant dans une illégalité aggravée tout en respectant sa propre éthique. Le hacking comme moyen ? Parce qu’il est alors possible d’intervenir à distance. Un hacker n’est pas mercenaire, ses causes il les sélectionne et reste seul juge et responsable de ses actes devant la loi et devant mon miroir. L’activisme à pour motivation une réflexion personnelle et un engagement centré sur une idéologie et la volonté de "faire" selon les urgences que l'on se donne, ses priorités très personnelles et sa détermination. Le hacking n'est qu’issu de connaissances technologiques liées à l'informatique, c'est un outil moderne, un moyen et un mode de communication qui à l’évidence n'est pas prêt d'être bridé.
Bien que sensible à l'urgence de "faire", mon éthique de vie (pas seulement de hacking) m'interdit de pourrir le net et les PC de particuliers même pour l'informer de faits qui me paraîtraient essentiels, ni détruire quelconque site qui ne me conviendrait pas. En revanche, aller "imposer" sur des sites définis pour leur corrélation avec ce que l'on souhaite faire savoir et adresser "impérieusement" ses motivations et ses revendications à certaines personnes choisies: Oui... là pour moi, c'est de l'hacktivisme. Ces personnes là en temps qu'individus n'ont pas à être importunées mais en tant que personnalités ou de part leur fonction, elles ont accepté d'être interpellées.
Aller fouiner dans l'intérieur d'un PC ou déposer un message informatif sur un site web n'est pas respectueux de la propriété privée, encore que l'on puisse considérer que ce qui touche à la politique et aux actes de répression menés par les gouvernements devrait être largement publié, dans un monde épris de justice bien sûr...
L'hactivisme est un acte terroriste devant la loi, abusif devant le respect de la propriété, discriminatoire quand aux messages et aux buts que l'on se fixe... donc n’aurait aucune justification dans un monde parfait.
Notre monde est-il parfait ?
Il est difficile de rester mesuré en certaines circonstances, cependant notre éthique nous commande qu'aucune action, bien qu'illégale, ne puisse être cataloguée de sabotage ou de destruction. Informer ou s ‘informer, c'est tout.
L’ignorance est un bienfait, paraît-il, il est plus confortable, à court terme de ne rien faire ! On n’ose pas attaquer de front ce que l'on rejette, voire ce que l’on combat en paroles. Est-ce suffisant ? J’en doute, à force d’attentisme et s’interroger sur le bien-fondé d’agir on est tous complices et coupables de lâcheté.
Et le monde continue de tourner... en aggravant ses disparités de droits à la vie, de droits à la nourriture, de droits au respect, de droits à la dignité du corps et de l’esprit.
Militantisme...
Quelle cause choisir dans ce monde ?
Un monde ou l’on crache sur les tombes, ou l’on insulte son voisin parce qu’il est différent sans comprendre qu’il nous ressemble. Un monde ou la vie d’autrui a moins d’importance qu’un dollar de plus. Un monde ou certains croient que tout leur appartient y compris le sexe de leurs enfants, leur intégrité! Un monde ou l’on tremble et se calfeutre. Un monde qui envahit et qui pille. Un monde ou parler peut coûter la vie. Un monde ou l’on dépense plus d’argent chez les psychologues et les voyants pour soigner sa névrose que pour vacciner de la peste ou du choléra, ou seulement conserver la pureté de l’eau... Difficile de rester de marbre et faire semblant de couler des jours heureux, en se disant que c’est pire ailleurs !
La liberté d’autrui s’arrête, pour moi, aux portes de la souffrance.
Hacktivisme.
Le Hacking parmi d’autres solutions: Posséder un savoir et des techniques d’intervention est un bienfait si l’on souhaite agir pour une raison, une cause. Tout comme les arts martiaux, on peut s’entraîner et pratiquer pour la beauté et le plaisir, ou s’en servir.
"Aussi longtemps que des hommes, que des états que des entités useront de la force, imposeront la souffrance et voudront par autorité amoindrir, anéantir la volonté jusqu'à la soumission d'autres hommes... Malicia restera en état perpétuel d'insurrection... Et elle n'est pas seule !"
Ethique
On peut trouver des justifications éthiques à nos actes. C’est même recommandé, sinon ils s’apparenteraient d’avantage à un comportement instinctif animal qu’à une conduite réfléchie humaine.
La communauté de hackers, bien que de composition diversifiée en compétences en connaissances et en opinions, demande pour accepter un membre qu’il «obéisse» à une certaine éthique. L’ensemble des comportements qui pourraient définir cette loi non écrite ne se résumerait pas là. Pour ce qui nous concerne aujourd’hui, l’un des traits que je retiendrais est la responsabilité personnelle du hacker.
Il appert, souvent, qu’une certaine solidarité cordiale fait que l’un ou l’autre se soutient, s’expose quelque peu pour venir en aide à l’un des membres et je ne parle pas d’échanges techniques. En revanche il est de bon ton de ne pas exposer ni contraindre qui que ce soit à une prise de position, ni à une intervention.
La première des lois auxquelles j’obéis est la liberté d’expression de chacun, la deuxième est la loyauté, et l’on va ainsi jusqu’à l’implication personnelle, via le respect !
Sauver le monde tout seul est tâche vraiment trop ardue, on pourrait y réfléchir.
Hacktivisme, why not ?
Fraternellement,
Malicia
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