Sciences et environnement

La vie a besoin de plusieurs choses pour naître et perdurer, chacune elle-même dépendante des caractéristiques des éléments primordiaux. Sur les quatre éléments existants, nous en retiendrons trois indispensables.

Ceux-ci sont la terre, l’air et l’eau; le premier nous porte, le deuxième nous nourrit et le dernier est la clef de voûte de la vie terrestre.

Avec l’évolution, l’homme a appris à les appréhender et à les maîtriser un peu mieux pour pouvoir optimiser les bénéfices qu’il en retire, mais en contre partie il a omis de les préserver et de les entretenir, les considérant comme si vastes et si grandioses qu’ils auraient pu être inépuisables, éternels.

Hélas nous le savons ce n’est pas le cas, et en trahissant une hypothétique symbiose bénéfique qui aurait pu nous unir, nous avons choisi la route des excès, des profits, de l’immédiatement consommable sans penser au lendemain, des déchets a outrances, sans aucun recul sur les retombées à long terme.

L’homme est éphémère, il n’œuvre pas pour les prochains qui lui succéderont, il ne voit que lui, aujourd’hui, et le profit instantané, notion anti-naturelle puisque l’histoire de notre monde nous le prouve, seul le temps offre la possibilité de perdurer, et nous avons hélas abusé de notre chance, alors combien de temps nous reste t il ?

La terre nourricière.

Vieille d’environ 4,5 milliards d’années celle-ci souffre indirectement de nos excès, et finira bien par nous le rendre. Pourtant les sciences la concernant sont nombreuses, qu’il s’agisse de sa composition interne, de l’évolution de ses formes superficielles ou interne, de la route qu’elle suit dans l’espace, de son passé, son présent et son futur. C’est le berceau, la stèle qui porte le vivant et l’ensemble de ce qui est nécessaire à son développement.

Hélas nous sommes en train de la détruire inexorablement par l’intermédiaire des interactions nocives que nous entretenons avec les éléments la constituant. Pourtant elle est unique dans notre système solaire, puisque c’est la seule planète ou la vie ait émergé (nous occulterons sciemment Mars, qui reste encore hypothétique).

Les sciences actuelles nous ont permis de mieux comprendre sa structure et son évolution, ce qui nous permet de projeter des prédictions plus ou moins fiables et lointaines dans le temps.

Un exemple: nous sommes capables, de nos jours, d’entendre les grognements qui viennent du plus profond de ses entrailles, des indices nous mettent sur la voie des catastrophes prédictibles à très court terme certes, mais permettant de prendre des mesures en urgence. Il en coûte évidemment l’effort de mettre en place des moyens techniques, humains et financiers surtout, mais comme la catastrophe du tsunami en Asie nous la montré, la nature sera toujours la plus forte, alors plutôt que de vouloir lui résister, soyons à l’écoute et agissons dans le sens qu’elle nous impose.

Et la question sempiternelle revient alors, que vaut une vie humaine, que vaut une vie simplement ! Sûrement plus qu’un chapelet de détecteur mis en place dans un océan !

Pour en arriver là, la science a prouvé que la structure interne de la terre n’est pas homogène, il existe plusieurs couches de température et de densité différentes. Ces caractéristiques font que les ondes sismiques ne se déplacent pas à la même vitesse en fonction du trajet qu’elles suivent dans l’écorce et des couches qu’elles traversent.

En partant du centre il y a:

Un noyau interne solide, composé de fer en majorité

Un noyau externe liquide.

Le manteau, composé de plusieurs couches distinctes

La croûte terrestre la plus solide que nous foulons, qui fait partie du manteau.

coupe de la croute terrestre

La spécificité interne du noyau (solide / liquide) permet la création d’un phénomène physique très bien connu, celui des champs électromagnétiques.

Le noyau externe «liquide» tourne autour du noyau interne solide mais pas à la même vitesse, et les deux étant composés en majorité de fer et de nickel, il se produit un phénomène ressemblant à celui des dynamos.

Voilà comment naissent les lignes de champs magnétiques de la terre et le fameux pôle nord magnétique.

L’utilité, et bien les premières servent à bons nombres d’animaux marins et volants, ils se dirigent grâce à celles-ci de manière très précise et cela malgré les éventuelles modifications visuelles et topographiques des reliefs terrestres et marins.

Le deuxième nous concerne encore plus directement, via la boussole et toute les applications en découlant.

Vous me direz mais qu’elle lien avec ces sciences et l’environnements, je vous répondrais que la connaissance de l’un permet de mieux appréhender l’autre, et donc de le respecter.

Mais pour vous voilà un simple exemple, nous avons parlé des champs électromagnétiques et de l’utilité pour les espèces animales. Grâce à ces fameuses lignes de champs ils peuvent se diriger, faire des migrations ou transhumances en rapport avec les saisons, les conditions naturelles ou encore plus simplement les regroupements reproducteurs dans des sites bien spécifiques.

Hors l’homme plante des pylônes à très hautes tensions un peu de partout, met en place des antennes de communications pour moult technologies de pointes (radio télécommunications, radar, relais), expérimente des technologies «secrètes» sur des bâtiments militaires usant toutes de forts champ électromagnétiques, et cela va en croissant.

Une anecdote me revient à l’esprit, il y a environ 10 – 15 ans en arrière, des bancs de dauphins et autres cétacés, venaient s’échouer sur les plages sans aucune raison décelable. Les scientifiques ne purent rien faire pour les sauver, car même en les remettant à l’eau, ceux-ci revenaient vers le sable et le soleil mortel de nos plages. Les examens médicaux ne donnèrent rien, ni les analyses de l’eau des bords de mer. Un rapport fit par contre une très brève apparition, il mettait en avant des tests militaires sur de nouvelles technologies électromagnétiques de détections sous marine. Peu importe si celles-ci étaient offensives ou défensives, mais depuis ce phénomène ne se reproduit plus, ou uniquement sur quelques spécimens isolés, mais jamais plus en bancs de plusieurs individus. La raison, je ne suis pas à même de l’expliciter, mais de souvenir il y aurait eu un lien avec les systèmes d’écholocations que développent les cétacés et les organes réceptifs aux fameux champs électromagnétiques.

Et oui nos propres technologies sont perturbantes pour le milieu naturel puisque développées uniquement dans le but de nous servir, sans se soucier du reste.

Simulation du champ magnétique terrestre.

simulation de champ magnetique
shemas des poles

Visualisation des lignes en réalité: les aurores boréales.

aurore boreale


L’air qui nous fait vivre.

Une question m’hante depuis longtemps, qu’elle était l’odeur de l’air il y a par exemple 1000 ans.

Pas une usine, pas un moteur, que des émanations gazeuses naturelles dues au volcanisme et aux phénomènes de décomposition naturelle. J’aime à rêver qu’un bol de cet air de l’époque aurait sur nous un effet euphorique, voire dopant en exagérant. Rendons nous compte, aucune poussière nocive provenant de la combustion thermique de nos moteurs, aucun composé chimique nocif provenant des industries chimiques, pétrolifères et autres, de l’air quasi pur.

Mais pourquoi cela ne serait-il pas possible d’avoir un air plus respirable, car il est vérifié que celui-ci est de plus en plus pollué.

Des preuves ?

Les pathologies respiratoires sont monnaies courantes aujourd’hui et dès le plus jeune âge. En région parisienne et dans l’ensemble des grandes villes Françaises, deux enfants sur dix souffrent d’asthme ou d’allergies respiratoires.

Mais de quoi se compose l’air ?

78,03% d’azote (N²), 20,99% d’oxygène (;O²), 0,93% d’argon (Ar), 0.03% de dioxyde de carbone (CO²), 0,0018% de néon (Né), 0,0005% d’hélium (Hé), 0,00005% d’hydrogène (H²) et 9.10-6% de xénon (Xé) (;argon, néon, hélium et xénon sont des gaz parfaits)

L’air fait partie des éléments indispensables à la vie dite «aérobie;» et chaque jour environ 14 000 litres de cette substance transite par les poumons de chacun.

Voilà pourquoi sa pollution est si nocive à différentes échelles. Qu’ils se propagent à l’extérieur ou à l’intérieur de nos habitations, sous terre ou dans la haute atmosphère, les polluants agissent de partout et sur plusieurs fronts. Cette pollution est visible à l’échelle mondiale avec les préjudices constatés sur la couche d’ozone, qui fut une des premières grandes raisons d’une prise de conscience relative mais massive.

Et nous sommes tous coupable de contribuer à cet empoisonnement silencieux, car il n’y a pas que les industries et les moteurs qui polluent, l’ensemble des produits de consommation avec les bombes à autopropulsions (les fameux CFC aujourd’hui interdits et l’ensemble des halocarbures qui sont remplacés actuellement avec les triofluorométhanes, les héptafluoropropane et les HFC – 134a, qui eux n’attaquent pas la couche d’ozone certes, mais contribuent à l’effet de serre de manière excessive), nos gazinières, moult revêtements de sols, les peintures et autres substances décoratives, le tabac, et bien d’autres. En fait ce sont nos habitudes de consommation qui polluent massivement et individuellement !

Une des rares énergies non polluantes est le feu de bois, qui revient à la mode non pas pour cette raison, hélas, mais par son côté charmeur (un bon feu de cheminée avec ceux que l’on aime). Pourquoi ? Car le bilan au niveau du dioxyde de carbone déjà est nul, et que, comme il s’agit en majorité de fibres naturelles issues du carbone très peu d’autres éléments nocifs sont relâchés.

Le bilan est nul pour une raison simple: les CO² relâchés lors de la combustion proviennent du CO² absorbé par les végétaux lors de leur croissance. L’arbre qui brûle dans notre cheminé va en fait nourrir l’arbre qui pousse dans notre foret voisine, équation nulle et équilibrée.

Les gaz (propane, butane et autres) sont eux polluants au niveau du CO² uniquement, puisque leur combustion ne rejette que du CO² et de l’H2O (CH4 + 2 O²  CO² + 2H2O), mais il s’agit de carbone fossile (d’où le terme d’énergie fossile), c'est-à-dire emmagasiné dans les entrailles de la planète pendant des millénaires, et nous le rejetons dans l’atmosphère, d’où une augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Nous ne parlerons même pas des carburants pétroliers qui eux sont parmi les pires.

Voilà brièvement pour l’air que nous respirons. Des solutions, elles existent, les pots catalytiques ont apporté un mieux en limitant des rejets nocifs puisque catalysant des réactions chimiques incomplètes, les filtres à particules également. Mais notre adoration du moindre effort reste pernicieuse, puisque par exemple les petite pompes qui équipaient les flacons de parfums ou autre liquide de nos grands parents ne font plus fureur pour différentes raisons, dont la première et la rentabilité.

flacon spray

Et oui l’injection d’un gaz autopropulseur se facture sur chaque récipient et le rend inutilisable ensuite, alors que ces petites pompes se fabriquent une fois puis peuvent resservir pendant longtemps...

Voilà deux concepts incompatibles aujourd’hui, longévité et rentabilité.

Vidar


Articles

Etat d'urgence

Les émissions de dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre, ont ont augmenté...

Lire la suite ... ;

Le Wwoofing

L'organisation WWOOF est un réseau international de fermes biologiques qui accueillent des bénévoles...

Lire la suite ... ;

L'eau, la vie

La planète bleue paraît être un immense puit d'eau dont les réserves sont intarissables, cependant la...

Lire la suite ... ;

Nucléaire malgré nous

En 1939, les États-Unis ont fixé un programme nucléaire visant à coordonner les recherches jusqu'alors...

Lire la suite ... ;

OGM Santé sacrifiée

Les expériences et analyses de conséquences avancent, leurs résultats n'étaient jusqu'alors que très...

Lire la suite ... ;

Confidentiel défense

Un expert décrypte pour Greenpeace le document EPR classé "confidentiel défense" sur la sécurité du réacteur...

Lire la suite ... ;

Après Tchernobyl...

Des éléments de réponse dans le reportage du photographe Paul Fusco sur les habitants de la région...

Lire la suite ... ;

Un grand gisement

Nous ne venons pas de découvrir du pétrole dans notre sous-sol mais ouvrons les yeux, nous avons l'un...

Lire la suite ... ;

ITER, fusion nucléaire

Maîtriser sur Terre un «Soleil miniature» pour récupérer l'énergie. OUI MAIS rester objectif et vigilant...

Lire la suite ... ;

Réchauffement climatique

Selon les derniers rapports de l'Onu et du Bureau du plan, le réchauffement climatique est loin...

Lire la suite ... ;

Il n est pas trop tard

Non, il n'est pas trop tard, cette affirmation n'est pas pur optimisme virant à l'utopie ou de l'auto...

Lire la suite ... ;

Technologies alternatives

Seul le rassemblement et l'application immédiate de procédés de production d'énergie propres peuvent inverser...

Lire la suite ... ;

Sciences et environnement

La vie a besoin de plusieurs choses pour naître et perdurer, chacune elle-même dépendante des...

Lire la suite ... ;

Nous contacter


* Serveur IRC :
irc.geeknode.org
* Port :
6667
* Canal :
#avenir-geopolitique
* Canal :
#anars

Valid XHTML 1.0! ; Valid CSS! ; Level Triple-A conformance icon, W3C-WAI Web Content Accessibility Guidelines 1.0 ; Get Firefox ; Domaines Gandi.net ;

Contrat Creative Commons ; Logo promouvoir et soutenir le logiciel libre ; Logo de soutien au projet Opquast ; Web Stands création de sites normes w3c wai ;


Remonter  |   Page précédente  |   Accueil