José Bové a la sortie de la grève de la faim de 9 jours contre la culture du maïs OGM MON810 a estimé qu’ils avaient “pesé et contraint le gouvernement à signer la clause de sauvegarde” quant à la culture du MON810.
Se félicitant que son mouvement ait été suivi dans “29 villes de France”, il a souligné que son “combat n’était pas terminé” car “il faut faire changer le projet de loi (sur les OGM qui) organise la coexistence entre les OGM et les autres cultures”. Il s’est déclaré prêt à entrer dans “la bataille des amendements”.
Ce texte doit être débattu à partir du 5 février au Sénat et ne devrait pas être adopté avant les élections municipales des 9 et 16 mars.
Les expériences et analyses de conséquences avancent, leurs résultats n'étaient jusqu'alors que très peu publiés, cependant quelques revues scientifiques et une chaîne de télévision française ont dernièrement oser braver les dictats gouvernementaux et industriels, et donné au public matière à réfléchir.
Il n'est donc pas étonnant que José Bové ait obtenu une audience conséquente lors de sa campagne électorale ! Il est d'avantage pris au sérieux par la population. Certains peuvent toujours sourire des actions des «faucheurs de maïs», en pensant que l'action est bien innocente, voire puérile, où s'insurger en les traitant de criminels ! José Bové a été incarcéré pour avoir médiatisé ces risques, mais l'idée se fait jour qu'ils sont plus conscients que d’autres que notre santé est largement sacrifiée aux profits.
Depuis longtemps José Bové réclame un moratoire immédiat en France, en l'absence de transposition de la directive européenne sur l'encadrement de la dissémination des OGM dans l'environnement. Il n'est pas entendu de tout le monde...
Voir le site DétectiveOGM et provenant de Greenpeace, le catalogue des produits OGM [format pdf].
La modification de gènes de végétaux permet d'obtenir qu'ils soient plus résistants, plus abondants, de croissance plus rapide. Une véritable solution au règlement de la faim dans le monde. Cette idée de départ serait lumineuse si elle ne cachait en fait le véritable objectif recherché : Cultures intensives pour d'avantage de profits !
Les expériences sur gènes de végétaux pourraient être intéressantes, c'est sans compter sur les conséquences non encore véritablement connues pour leur ampleur, mais bien identifiées comme étant obligatoirement nuisibles à l’organisme humain et animal, ni prendre en compte leur répercussion sur les végétaux avoisinants.
«Un Organisme Génétiquement Modifié est un organisme vivant créé artificiellement par l'homme au travers de la modification de l'identité génétique d'un organisme existant. Les techniques récentes du génie génétique permettent, en effet, aujourd'hui de prélever un ou plusieurs gènes sur un organisme (virus, bactérie, animal, plante, etc...) et de les insérer dans le patrimoine génétique d'un autre organisme. Ce que l'on appelle aussi la "transgénèse" dépasse ainsi de loin les techniques traditionnelles d'amélioration des variétés agricoles car elle permet de franchir la barrière des espèces et des genres et de produire de "nouveaux" organismes vivants, jusqu'alors inconnus de la nature».
Les transgènes qui s'échappent des plantes modifiées vont contaminer le patrimoine génétique des plantes avoisinantes et se multiplier avec l'organisme hôte. Le comportement dans l'environnement de ces nouveaux organismes vivants n’a pas été étudié, aucun recul ne permet d’en connaître les conséquences irréversibles sur la biodiversité à l’échelle planétaire, ni sur la capacité de l’organisme humain à ingérer ces protéines d’ où le risque d’allergies nouvelles. D’autre part, et plus grave, les scientifiques craignent que le passage dans l’organisme humain du gène de résistance aux antibiotiques introduit dans certaines plantes transgéniques comme marqueur, n’aggrave encore l’inefficacité déjà alarmante des antibiotiques.
La résistance et l'information aux consommateurs tout comme aux agriculteurs s'organise, pour exemple, une action menée par Cyber @ction 208: monsant'OGM :
Comme vous le savez le gouvernement a renoncé à soumettre à l’assemblée nationale la loi OGM visant à transposer la directive 2001-18. C’est en effet difficile de se lancer à quelques semaines des élections dans un combat aussi impopulaire dans l’opinion publique (86% des français hostiles aux OGM).
Mais ce qu’il ne veut pas soumettre au débat public, le gouvernement se prépare à l’imposer dans les prochains jours par décret, pour répondre en partie aux injonctions de la commission européenne.
Le contenu de ces décrets n’est pas encore connu dans le détail, mais ils seront encore plus laxistes et favorables aux OGM que la loi votée par le Sénat en mars : irresponsabilité civile et financière totale des semenciers en cas de dissémination, et info minimale des populations)
Les transgéniculteurs, (qui en veulent toujours plus !) ont commencé une campagne de lobbying pour que la localisation des parcelles cultivées ne soit pas inscrite sur le registre (cf courrier de Monsanto). IL est donc urgent de réagir, à la fois pour dénoncer ce passage en force, et pour contrer l’offensive de Monsanto.
Deux actions complémentaires peuvent être utilisées, le plus vite possible :
faire connaître le plus largement possible et notamment auprès de la presse, le projet du gouvernement qui vise à priver le Parlement du débat sur les OGM (et permet ainsi d’éviter aux candidats aux législatives d’avoir à se prononcer) faire part aux destinataires de l’action de lobby de Monsanto votre point de vue.
Vous trouverez sur notre forum le courriel de Monsanto à ses affidés (Monsanto, de vous à moi, LETTRE D'INFORMATIONS MONSANTO - FEVRIER 2007 - N°13). www.cyberacteurs.org
Et ci-dessous un modèle de lettre à personnaliser et à faire parvenir aux destinataires de Monsanto.
""Je viens de prendre connaissance de la pétition" Transparence totale : attention danger" initiée par "un groupe d'agriculteurs" et la firme Monsanto destinée à attirer votre attention sur les dangers que représenteraient la publication des noms des agriculteurs et leur adresse exacte et de la localisation de leurs parcelles selon ce que devrait exiger le Registre des cultures OGM.
Selon la lettre d'informations de Monsanto de Février 2007 N°13, intitulée "Monsanto, de vous à moi", "le gouvernement prévoit de publier rapidement des décrets précisant les conditions d'utilisation des cultures génétiquement modifiées, en particulier du maïs Bt résistant à la pyrale".
Permettez-moi de m'indigner en premier lieu qu'une telle décision puisse être prise par décrets en l'absence de tout débat démocratique : cette décision est contraire au refus de 86% (dernier sondage) des français de voir des cultures génétiquement modifiées se développer dans notre pays. Il est tout à fait inadmissible que des décrets viennent rendre ces cultures possibles pour une poignée d'agriculteurs, contre l'avis majoritaire de la population qui subira le préjudice de la dissémination. Contrairement à ce qu'affirme ARVALIS, cette dissémination par les pollens de maïs Bt est en effet avérée d'après les études de différents scientifiques.
Ces agriculteurs reconnaissent que cette publication "pourrait entraîner des violences et des destructions de cultures". Ils ont donc bien conscience du fait que leur volonté de cultiver des OGM s'oppose à celle de la population. Pour extorquer ce droit à polluer l'environnement en toute impunité et confidentialité, ils n'hésitent cependant pas à désigner cette opposition comme le seul fait "d'extrémistes anti-OGM".
Madame, Monsieur, je vous pose la question: "Qui sont les extrémistes ?" Ceux qui tentent par leurs actions de protéger les exploitations des agriculteurs qui n'ont pas fait le choix des OGM et désirent garder leur production conventionnelle ou biologique exemptes de traces d'OGM, ou bien ceux qui agressivement leur IMPOSENT les OGM ? Car nous ne parlons pas ici de production inerte mais de production vivante à même de se reproduire toute seule et il n'existe aucuns moyens (sauf imaginaires sur le papier) de se protéger de la contamination. Il s'agit donc bien d'une agression des plus violentes, à laquelle les militants anti-OGM répondent avec les moyens à leur disposition après avoir épuisé tous les recours administratifs possibles.
Il s'agit donc d'un conflit caractérisé entre l'intérêt général - celui de la biodiversité, des producteurs non-OGM, des consommateurs - et l'intérêt privé commercial de quelques agriculteurs. Je vous rappelle que le droit français fait prévaloir l'intérêt général sur l'intérêt privé et que la Charte de l'Environnement adossée à la Constitution stipule en son article 2 que "toute personne a le droit et le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement". Le tribunal correctionnel d'Orléans a d'ailleurs tiré les conséquences de ce nouveau devoir juridique en relaxant les faucheurs en première instance.
Je vous rappelle également que la dissémination des OGM de part le monde donne lieu à des crises économiques très graves: plus de 300 plaintes ont été déposées par les riziculteurs états-uniens suite à la pollution de leur riz par la variété GM non autorisée Ll601 de Bayer (même si une autorisation rétroactive a été accordée, les consommateurs n'en veulent pas), le cours du riz a baissé de 15% entrainant une détresse majeure dans le secteur.
Les pétitionnaires ne défendent que leur intérêt commercial à court terme (pour des ventes que seule l'Espagne consent à leur acheter) sans réaliser qu'ils sont en train d'initier pour eux mêmes et pour les autres agriculteurs des crises majeures à moyen et long terme.
Tous les discours relativisant prétendant qu'il est possible d'instaurer une coexistence rationnelle entre cultures GM et cultures non-GM sont constamment démentis par les faits.
Aussi si vous deviez accéder à la demande explicite des pétitionnaires de dissimuler leurs noms et adresses et la localisation de leurs parcelles, afin de ne pas s'exposer à la juste défense de l'intérêt général, Madame ou Monsieur, je vous tiendrai pour personnellement responsable d'une atteinte grave à mon droit d'être informé et à l'intérêt général et j'entreprendrai toutes les démarches nécessaires pour que vous deviez rendre compte publiquement de cette décision.
Je suis néanmoins persuadé que vous avez à coeur la préservation de l'intérêt général et ne souscrirez pas à la démarche scandaleuse des pétitionnaires, tellement préoccupés de défendre leur intérêt commercial qu'ils ne réalisent pas qu'ils sont en train de compromettre leur propre activité, la biodiversité, l'activité de leurs confrères et d'atteindre au droit légitime du consommateur d'accéder à une nourriture exempte d'OGM.""
Avant toute chose, il est important de corriger l’ idée reçue véhiculée par une désinformation qui se veut rassurante que les produits dits «OGM» sont marginaux et peu représentés sur le marché, et que les pays occidentaux, dont la France, veillent au contrôle des produits alimentaires : FAUX !
Les produits étiquetés comme contenant des OGM, trouvés à ce jour dans les rayons de magasins français de grande distributions, produits courants, souvent de « marques » connues sont le plus souvent importés des Etats-Unis, tactique criminelle et hors la loi !
Quelques exemples : Petites salades revigorantes, de délicieux bonbons pour nos bambins, petits déjeuners de mise en forme, comment faire de bons hamburgers :
- Huile de soja Maurel (1L) (huile végétale pour assaisonnement) produite par Huilor, trouvée dans plusieurs magasins.
- Marshmallows (pâte de guimauve) de la marque Rocky Mountain, trouvé dans le Géant Casino de Angers.
- Muffin Mix, Added Touch, Apple Cinnamon (préparation pour muffins goût pomme et cannelle), de la marque Shirriff, distribué en France par G. Soreau, trouvé à Carrefour Francheville dans la région lyonnaise.
- Ketchup, marque Hunt’s, contenant du sirop de maïs et du du sirop de maïs à haute teneur en fructose issus d'organismes génétiquement modifié, importé des Etats Unis par S.D.V, trouvé à la Grande Epicerie du Bon Marché à Paris.
L'étiquetage des produits alimentaires est sciemment écrit en petites lettres et doit être décrypté, par exemple vous ne lirez jamais : Produit contenant des OGM, mais en cherchant dans la liste des ingrédients qui composent le produit vous pourrez lire : "Farine, jaune d’ oeuf, eau, sel, arômes artificiels, conservateur E330, huile de soja issue de soja génétiquement modifié, sucre etc..." Comment savoir si d’autres produits, non étiquetés OGM, ne sont pas vendus en sous marques ! De plus la règlementation sur l’étiquetage a omis de spécifier l’obligation de mention pour les produits animaux et ceux provenant d’animaux qui entrent dans la chaîne alimentaire.
Les produits laitiers tels que lait, fromages et crème, les oeufs, les conserves, les produits « cuisinés » comme les quiches, pizzas, le chocolat, les biscuits et les aliments préparés pour bébés sont exempts d’ obligation d‘étiquetage, or on a déterminé ainsi que 80% de la totalité des OGM entre ainsi dans l’alimentation de façon tout à fait légale.
Données provenant de : ISAAA, USDA/ERS, Agriculture Canada, www.transgen.de
• En 2003, 67 millions d'hectares de plantes transgéniques ont été cultivés à l'échelle mondiale, soit près de 2 fois la surface agricole française.
• La plus grande part des cultures transgéniques se trouve aux Etats-Unis (63%). Viennent ensuite l'Argentine (13.9%), le Canada (4.4%) et la Chine (2.8%).
• La plante transgénique la plus cultivée est le soja (43 millions d'hectares). Mais on cultive aussi du maïs transgénique (16 millions d'hectares), du colza transgénique (7.5 millions d'hectares) et du coton transgénique (3.6 millions d'hectares).
• Les plantes transgéniques commercialisées ou en cours d'étude dans le monde en 2003 étaient: la banane, la betterave, le blé, le cacao, le café, la chicorée, le chou, le colza, le concombre, le coton, la courge, la laitue, le maïs, le manioc, le melon, l'oeillet, le peuplier, la papaye, la pomme de terre, le pommier, le riz, le soja, le tabac, la tomate, le tournesol, la vigne.
Dernièrement aux Etats-Unis, Syngenta a vendu, entre autres à la Communauté européenne, un maïs expérimental pendant quatre ans, donnant pour explication (article de presse AP): « La firme biotechnologique suisse Syngenta a reconnu cette semaine qu'elle avait, « par erreur », vendu pendant quatre ans à des agriculteurs des centaines de tonnes de grains de maïs expérimental, génétiquement modifié pour résister aux insectes, mais qui n'a pas encore reçu le feu vert des autorités américaines. C'est la revue britannique Nature qui a révélé l’affaire. Depuis, Syngenta s'emploie à la minimiser, appuyée par les autorités américaines. La firme précise que ces grains de BT10 ne représentent que 0,01 % du total du maïs planté entre 2001 et 2004 aux Etats-Unis, soit «un tout petit montant» (150 km2, quand même). Par ailleurs, explique-t-elle, ce maïs ne fera pas de petits : il faut racheter et replanter des grains chaque année. Les enquêteurs fédéraux, de leur côté, font savoir que le BT10 ne présente pas de risques pour la santé ou l'environnement, puisqu'il est voisin d'un autre produit de Syngenta, le BT11, dont la mise sur le marché a, elle, été approuvée. La seule différence, affirme Syngenta, c'est l'endroit où la toxine a été placée sur le génome. (...)
Syngenta aurait vendu quelques centaines de tonnes de semences de Bt 10 aux agriculteurs américains et on estime qu’environ 1000 tonnes de ce maïs illégal auraient pénétré la chaîne alimentaire européenne et auraient été plantées sur des sites expérimentaux en France et en Espagne. Selon le gouvernement français, les récoltes de ces champs expérimentaux auraient été détruites. «Plutôt que de présenter publi-reportage lénifiant en faveur des OGM afin de tenter de rassurer le public français, nous aurions aimé que la mission parlementaire se rende compte de la perméabilité des systèmes de contrôle de l’UE et en conclue à la nécessité d’un moratoire sur les cultures d’OGM».
Ces derniers jours Greenpeace Chine a diffusé les résultats d’analyses réalisées sur des semences de riz commercialisées en Chine. Ces analyses prouvent que du riz transgénique non autorisé a contaminé la chaîne alimentaire. Pourtant le Gouvernement chinois n’a jamais autorisé la culture ou l’importation de riz transgénique. Greenpeace estime qu’entre 950 et 1200 tonnes de riz OGM ont contaminé le marché du riz depuis la dernière récolte et que plus de 13 000 tonnes risquent de contaminer la chaîne alimentaire l’année prochaine si rien n’est fait. Ces semences sont vendues et cultivées illégalement dans la province chinoise de Hubei depuis 2 ans. Les analyses effectuées par le laboratoire international Genescan ont montré la présence d’ADN transgénique dans 19 échantillons.
Selon le Docteur Janet Cotter, conseillère scientifique de Greenpeace International «il s’agit d’un problème grave car certains tests ont révélé la présence de la protéine Bt Cry1Ac, soupçonnée de provoquer des réactions allergiques chez les consommateurs. A ce jour, aucune étude sur les risques du riz Bt pour la santé humaine n’a été conduite».
Mi-avril, une mission parlementaire française sur les OGM avait réclamé une pause des essais en plein champ en 2005, le temps de renforcer la législation et de mettre en place un "Conseil des biotechnologies". Cependant, le Ministère de l’Agriculture français a délivré onze nouvelles autorisations de tests pour des maïs génétiquement modifiés, ce qui porte à une centaine le nombre total de parcelles depuis 2002. Ces autorisations 2005 ont été délivrées aux sociétés Biogemma, Pioneer Genetique et Meristem, ce sont les entreprises de recherche génétique qui demandent à des agriculteurs de cultiver ces variétés transgéniques. Le ministère recueille l'avis de la Commission du génie biomoléculaire et de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, consulte le public pour la forme et informe les maires, en pure perte, ils n’ont aucun droit de veto.
Les rapports officiels de contamination par des OGM illégaux et non autorisés sur des cultures alimentaires et l’environnement montrent que le risque ne peut qu’empirer, plus de 50 incidents de contamination génétique ont été enregistrés dans 25 pays sur les 5 continents !
«Des OGM ont été trouvés dans les champs de paysans qui ne les avaient jamais demandés et ne voulaient pas d’OGM dans les champs voisins. Mais au lieu d’être dédommagés, ces paysans se sont trouvés forcés par des avocats malins et par l’intimidation à payer les compagnies semencières – pour dommages aux brevets de la compagnie !» a déclaré Doreen Stabinsky, de Greenpeace International.
Les Etats-Unis continuent allègrement leurs essais et exploitent déjà des cultures commerciales. Ces comportements dangereux laissent prévoir des dérives extrêmement nocives : Le Starlink, un maïs OGM potentiellement allergénique, a contaminé des produits alimentaires sur deux continents et des cultures d’OGM pharmaceutiques dangereux ont été découvertes dans des silos de cultures alimentaires.
Lors du Protocole de Carthagène sur la biosécurité et les organismes génétiquement modifiés (OGM), rencontre internationale qui a eu lieu du 30 mai au 3 juin 2005 à Montréal devant organiser la prévention des risques biotechnologiques aux fins de protection de la santé des êtres humains, de l'environnement et de la biodiversité des espèces vivantes (animales, végétales et micro-organiques) les pays participants n’ont toujours pas adopter les normes de contrôle concernant la documentation réglementaire qui devrait être appliquée pour le contrôle de la circulation transfrontalière des OGM en vrac.
Il s’agirait, pas moins, d'assurer aux pays le droit de refuser les OGM sur leur territoire, de rendre obligatoire l'étiquetage des aliments qui en renferment, de mettre en place des moyens permettant de contrôler les mouvements transfrontaliers des OGM et d'instituer le principe de «responsabilité civile» en cas de contamination génétique environnementale.
Le Protocole de Carthagène a été ratifié, à ce jour, par 118 pays et en particulier par l'Union européenne, mais le Canada et les États-Unis, grands producteurs d'organismes issus des biotechnologies, s'y opposent encore farouchement. Pour en savoir plus: http://bch.biodiv.org
Les grandes firmes de production alimentaire ont ainsi le pouvoir de contrôler notre alimentation grâce aux brevets pris sur les semences OGM. La société Monsanto, par exemple, détient aujourd'hui 90% du monopole sur les semences transgéniques cultivées dans le monde et n'hésite pas à traîner en justice tout agriculteur soupçonné de les utiliser "illégalement".
De quoi effectivement nous rassurer sur notre santé et notre alimentation de demain.
NB : La majeure partie de ces informations est tirée du site de Greenpeace et d’articles scientifiques.
Malicia
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