Selon les derniers rapports de l'Onu et du Bureau du plan, le réchauffement climatique est loin d’être enrayé... Selon l'Organisation mondiale de la Santé, 150.000 personnes meurent déjà chaque année à cause des effets des changements climatiques. Attendre les premiers effets catastrophiques des changements climatiques pour réagir, est criminel, il sera alors trop tard ! Les effets du réchauffement se feront sentir longtemps après la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre, ceci à cause de l’inertie thermique des océans.
Le protocole de Kyoto péniblement signé par les Etats-Unis fait suite à La convention de Rio sur le climat signée en 1992 qui indiquait que l'objectif était de "stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique".
Stephen Tindale, directeur exécutif de Greenpeace Grande-Bretagne a déclaré: "Les changements climatiques sont la plus grande menace pour l'humanité. Et pourtant le pétrole est échangé sur ce marché en toute impunité, comme si la vie de millions de personnes et la survie des espèces ne comptait pas. Cette folie doit s'arrêter. Aujourd'hui, le Protocole de Kyoto a force de loi. Nous demandons au monde de respirer profondément et de se demander jusqu' où notre dépendance au pétrole doit nous mener».
"Kyoto est une première étape, mais les gouvernements doivent se mettre d'accord sur des réductions d'émissions beaucoup plus importantes, bien au delà des réductions actuellement prévues. Nous approchons d'un point de non retour. (Laetitia de Marez, chargée de la campagne climat à Greenpeace France).
«Effet de serre» signifie que l'atmosphère terrestre à les mêmes caractéristiques de comportement qu’une serre: Elle laisse tout à fait passer le rayonnement solaire incident mais mal le rayonnement réémis par l'intérieur de l’atmosphère. Cette différence de transparence au rayonnement confine ainsi une partie des infrarouges à l'intérieur de l'atmosphère, l'énergie du rayonnement contenu induisant une augmentation de température. La Terre se trouve à l’intérieur de cette sphère !
Sans l’effet de serre, tout à fait naturel en soi, la température moyenne à la surface de la terre serait d’environ une trentaine de degrés en dessous des températures actuelles: - 15 °C en permanence ne serait pas supportée par la plupart des espèces vivant actuellement (et qui n’auraient pas vu le jour !)
Sans variation des composants de l'atmosphère, la terre émettrait chaque jour exactement l'énergie qu'elle reçoit, notre système atmosphérique étant alors à l'équilibre: énergie reçue / énergie émise. L’activité humaine a modifié la composition de l'atmosphère, son opacité aux infrarouges, son effet de serre donc, augmente légèrement de jour en jour contribuant à réchauffer globalement l'atmosphère et la planète. Le déplacement du point d'équilibre de l’effet de serre est un danger pour la terre, causant ce que nous appelons communément le réchauffement climatique. Ce réchauffement est imperceptible, les saisons en pays tempérés sont toujours là, la terre ne va pas se transformer brutalement en désert brûlant ! Mais si l’on considère qu’il n’y a qu’un siècle que l’activité humaine s’est industrialisée, et de façon intensive dans les cinquante dernières années, et que l’on perçoit malgré tout des modifications dans le comportement climatique, il n’est pas loin de penser que les dégâts ne peuvent qu’augmenter. Car il est un phénomène naturel bien connu que le NCAR (National Center for Atmospheric Research), a tenté de mettre en évidence en modélisant l’effet de l’inertie des océans sur le réchauffement climatique. On explique que l’eau met beaucoup plus de temps que l’air à se réchauffer mais aussi à refroidir, c‘est le même phénomène pour l’atmosphère et les océans. Ce décalage, même en supposant que le niveau des GES (gaz a effet de serre) puisse se stabiliser, conduirait inexorablement la température moyenne de la planète à augmenter. Sous le seul effet de l’expansion thermique, le niveau de la mer continuerait lui aussi à monter dangereusement car les océans se dilatent en se réchauffant. En y ajoutant la fonte des glaciers les calculs récents indiquent une élévation de 10 cm du niveau des océans.
Il faut d’ors et déjà à la fois diminuer les émissions et se préparer au réchauffement inéluctable découlant des gaz déjà présents dans l'atmosphère, qui à eux seuls assurent déjà 1,5 à 2 °C de réchauffement à terme.
Le protocole de Kyoto est entré en vigueur en ce début d’année. Article de presse:
«SINGAPOUR (Reuters) - Contrainte insupportable pour Washington et Canberra, sauveur potentiel de la planète pour d'autres, le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre est officiellement entré en vigueur.
Avec plusieurs années de retard, ce texte qui lie 141 pays est le premier programme légalement contraignant destiné à lutter contre le changement climatique. Il s'inspire d'un plan lancé en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, qui prévoyait à l'horizon 2000 la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Cet objectif n'a pas été atteint.
Défaut majeur pour certains du protocole de Kyoto: il n'inclut pas, au moins jusqu'en 2012, des pays en voie de développement tels que l'Inde, la Chine et le Brésil, qui abritent pourtant plus d'un tiers de la population mondiale.
"C'est un grand pas en avant dans notre lutte contre ce qui constitue l'un des plus grands défis du 21e siècle: le changement climatique", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, à Kyoto. "Le changement climatique est un problème mondial. Il exige une réaction mondiale, et concertée", a-t-il ajouté. "J'appelle la communauté internationale à faire preuve d'audace, à adhérer au protocole de Kyoto, et à se hâter de prendre les mesures nécessaires. Il n'y a pas de temps à perdre !"
Le pacte vise à ralentir la hausse des températures que beaucoup d'experts imputent aux émissions de gaz à effet de serre, qui pourrait provoquer une recrudescence des ouragans, des inondations et des sécheresses, et entraîner l'extinction de milliers d'espèces animales et végétales d'ici 2100. Le niveau des mers pourrait également s'élever, menaçant les zones situées à très faible altitude, les villes côtières et les nappes phréatiques.
Aux termes de ce texte, les pays développés doivent réduire d'ici 2008-2012 de 5,2% par rapport à leur niveau de 1990 leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais Kyoto a été affaibli en 2001 par le retrait des Etats-Unis, le premier pollueur mondial, source de près du quart des émissions humaines de dioxyde de carbone. L'Australie a également refusé de ratifier le protocole de Kyoto, suscitant la colère de groupes écologistes qui ont, lors d'une manifestation à Sydney, fait fondre des sculptures de glace représentant des kangourous et des koalas. Le président américain George Bush a estimé que Kyoto était trop coûteux pour l'industrie et qu'il avait tort d'exempter dans un premier temps -jusqu'en 2012- les pays en voie de développement.
Les défenseurs du pacte estiment que les pays riches sont la principale cause de l'accroissement de 0,6 degrés Celsius des températures mondiales depuis la révolution industrielle, et qu'ils doivent donc prendre l'initiative en réduisant leur recours aux combustibles fossiles et en favorisant des énergies propres, notamment solaire et éolienne. Certains redoutent également que les grands pays en voie de développement - Chine et Inde en tête - soient peu susceptibles d'y adhérer en 2012 si les Etats-Unis ne le font pas.
Même s'il est scrupuleusement appliqué, le protocole ne réduira la hausse prévue des températures d'ici 2100 que de 0,1 degrés Celsius, selon les projections de l'Onu, soit peu de chose par rapport à un accroissement des températures d'ici 2100 que l'Onu évalue à entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius. Dans les pires scénarios, les zones côtières du monde entier seraient menacées, et des villes telles que Londres, Shanghai, Bombay et New York inondées».
Il y a urgence, en lieu et place de guerroyer pour établir une suprématie dictatoriale, les «grands» de ce monde feraient bien de se tenir la main s’ils veulent survivre aux effets meurtriers des déchets qu’ils ont répandus à tour de bras. Et chaque individu, dans son mode de vie, est responsable par négligence, chaque jour, de la détérioration de son habitat.
Le développement durable de l’humanité ne peut s’envisager que par... l’humain ! Aucun miracle n’aura lieu, seule une solidarité internationale enfin comprise et le respect de la terre pourra la sauver.
Bien fraternellement,
Malicia
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