Nucléaire malgré nous

Après Tchernobyl... Encore du nucléaire ?

Lire l'article sur Tchernobyl   illustré de photos tirées du livre "L'héritage de Tchernobyl", ainsi que l'article : Document classé "confidentel défense sur l'EPR.


En 1939, les États-Unis ont fixé un programme nucléaire visant à coordonner les recherches jusqu'alors dispersées. Les étapes de ce programme sont très claires: juillet 1942, assurance d'une possibilité de réaction en chaîne; janvier 1943, première réaction en chaîne; janvier 1945, bombe atomique. A six mois près pour la dernière étape, ce programme fut respecté.

Le 16 juillet 1945, les Etats-Unis testaient dans le plus grand secret dans le désert d'Alamogordo (désert du Nouveau-Mexique, au sud des Etats-Unis), à 350 km de Los Alamos et à 35 km de l'agglomération la plus proche, la première bombe atomique de l'histoire lors d';un essai baptisé l'opération "Trinity". Sa puissance est évaluée à l'équivalent de 20 000 tonnes de TNT. "Un éclair aveuglant, encore insoutenable à 35 km, suivi d'une énorme détonation".

le 6 août 1945 à 8h 14, "Little Boy" est larguée de l'Enola Gay. Cinquante-trois secondes plus tard, la bombe atomique explose à 580 m au-dessus d'Hiroshima.

Le 9 août 1945, à, à 11h 02 "Fat Man" est larguée du "Bockscar". Cette bombe est une bombe au plutonium, différente de celle d'Hiroshima ( Uranium 235 ), mais semblable à celle de l'essai Trinity, réalisé à Alamogordo, le 15 juillet 1945

Le scénario d'Hiroshima se reproduit, à peine moins meurtrier. En effet, la topographie de Nagasaki en fait un site plus ouvert alors que les collines ceignant Hiroshima avaient amplifié les effets dévastateurs de l'explosion.

Une seconde importante ville du Japon vient d'être rasée en quelques secondes.

Inutile de donner ici le nombre de morts, de mutlés, ni décrire la souffrance. L'horreur n'a plus de mots !

Dans les 15 ans qui ont suivis, les "grands de ce monde" étaient possesseurs de la bombe atomique: l'Union Soviétique en 1949, le Royaume-Uni en 1952 et la France en 1960. la Chine, elle, a annoncé la possession de l'arme nucléaire en 1964.

La grande course à la domination par le nucléaire était largement commencée, malgré une reflexion internationale sur les limites à apporter, reflexion qui n'est jamais allé jusqu'à l'abandon, voire la destruction de ces armements, d'autres pays se sont armés, au grand jour, comme clandestinement.

Les traités internationaux:

Après la création de AIEA le TNP a été signé en 1968, à ce jour 187 pays l'ont ratifié. Le TNP sur wikipédia

Parmi les pays non signataires: Israël, l’Inde, le Pakistan, Cuba, la Corée du Nord qui s'est retirée du TNP le 10 janvier 2003) ont développé l'arme nucléaire.

l'AIEA porte la responsabilité de la surveillance de la bonne application du traité. Ce traité a pour but d'empêcher les états signataires d’augmenter leur nombre d’armes nucléaires et pour ceux qui n’en ont pas, de ne pas chercher à en avoir; contrôlant ainsi la recherche et l'exploitation du nucléaire pacifique, incitant à la coopération et la transparence. Son contrôle n'est malheueureusement pas total, ni efficace !

Légitimité

explosion sur Hiroshima

Il est a noter que les "grands" n'ont jamais remis en cause la légitimité de leur armement, mais ont souhaité voir limité et même interdit son développement par d'autres pays. Signifiant sans doute qu'ils auraient une plus grande maîtrise de leurs objectifs et s'arrogeant ainsi le droit de détruire selon leur conscience... De quels droit ces états auraient-ils le monopole de la discrimination "terroriste" ? Ceux qu'ils désigent comme pays dangereux, pour qui le sont-ils ? Pour leur propre développement économique, leurs objectifs politiques, leur domination mondiale.

Nous nous trouvons donc avec deux catégories d’Etats: ceux qui possédaient déjà l’arme nucléaire en 1968 date du TNP, et ceux qui ne l’avaient pas et n'ont pas le droit de la développer. Est-ce justifié ?

De quel droit un Bush, menteur avéré, pourfendeur des lois internationales serait-il déclaré plus apte à "gérer" le nucléaire qu'un autre chef d'état ?

De quel droits les signataires du TNP continuent-ils à transgresser hypocritement ce traité ?

Extrait de la conclusion d’un panel de haut niveau réuni par le Secrétaire Général de l’ONU en décembre 2004:

«Le régime de non-prolifération nucléaire est mis en danger par manque de respect des engagements pris… Nous approchons du stade où l’érosion du régime nucléaire pourrait devenir irréversible et entraîner une prolifération en cascade»

Extraits de presse:

"A l’occasion de l’ouverture de la Conférence de révision du Traité de Non Prolifération (TNP) à New York, Greenpeace dénonce la duplicité française en matière de prolifération nucléaire; malgré son "engagement sans équivoque d’accomplir l’élimination totale de [son] arsenal nucléaire", la France continue d’améliorer et de développer ses armes nucléaires.

"Le Traité de Non Prolifération traverse la crise la plus sérieuse de son histoire car il est très peu respecté par les grandes puissances nucléaires (Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Russie et Chine). Sans désarmement de leur part, les autres pays sont davantage incités à s’armer."

"Le 2 mai s’est ouvert à New-York la conférence de révision du Traité de Non-Prolifération. Ce traité international, signé par plus de 180 pays, distingue entre pays nucléaires, dont la liste est alors limitée à 5 (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) et pays non nucléaires. Les premiers s’obligent à désarmer, c’est-à-dire à se débarrasser de leurs équipements nucléaires, tandis que les seconds s’engagent à renoncer définitivement à posséder la bombe nucléaire. La prolifération est clairement condamnée: les transferts de technologies et d’armements nucléaires à des fins militaires sont interdits. Le traité a-t-il été efficace ?

"La prolifération nucléaire s’étend, et avec elle la menace de futures holocaustes nucléaires

"Aujourd’hui, les principaux chefs d’Etat occidentaux reconnaissent que la prolifération nucléaire représente la menace la plus grande pour l’humanité. Et le fait ne peut être contesté: le nombre des pays dotés de l’arme nucléaire (Inde, Pakistan, Israël et sans doute Corée du Nord), ou sur le point de la posséder (Iran, Libye…) augmente régulièrement. Près d’une quarantaine d’Etats pourraient encore se doter de l’arme nucléaire dans les vingt années qui viennent, si l’on en croit l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, la «police» de l’armement nucléaire, en charge de faire appliquer les traités de non prolifération. La menace de l’apocalypse nucléaire a depuis la Guerre froide indéniablement changé de forme, mais elle est toujours aussi présente."

Mettre fin à l’hypocrisie des grandes puissances pour en finir avec l’armement nucléaire

Gérer le désatre

Le potentiel d'armement nucléaire dépasse de loin ce que la terre pourait supporter. L'arme nucléaire est puissante, car la terreur qu'elle inspire est à la mesure des dégats qu'elle promet.

La peur du nucléaire, la "menace" est brandie en bien des occasions, fait l'objet d'investigations et déclarations d'ingérance politique pas toujours justifiées. Elle cache assez souvent des visées autres...

Il est loin le temps ou chacun se construisait son petit abri anti-atomique dans son jardin, cela fait sourire... Peut-être ne devrions-nous pas ! Car si les médias et déclarations publiques de gouvernements se sont faits plus discrets pendant les années 90 concernant le programme nucléaire dans le monde, il n'en reste pas moins que cette arme convoitée est développée en secret et fait l'objet d'une "surveillance" rapprochée.

Après Tchernobyl, après «la grande peur», après les menaces émanants de pays «terroristes», où en sommes-nous ? Et quels sont au final les pays, les gouvernements les plus dangereux ?

Où en sommes-nous ?

En ce début d'année 2006, les récentes déclarations et interventions, tant de Washington, Moscou que des pays de l'Union Européenne en ce qui concerne le programme nucléaire de l'Iran et de l'Inde sont légions.

Les faits ne sont pas à la mesure des "intentions" proclamées:

L'Inde et les Etats-Unis confirment avoir conclu un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil. Ce pacte, qui donnera à l'Inde accès à la technologie nucléaire américaine, suscite une certaine opposition à Washington.

De son côté le gouvernement iranien a décidé la construction d'une deuxième centrale nucléaire malgré l'inquiétude internationale suscitée par son programme nucléaire. Dernièrement l'Iran et l'Union européenne ont annoncé des discussions de dernière minute à l'initiative de l'Iran, sur le programme nucléaire de la République islamique, mais les deux parties ne semblent pas avoir de nouvelles propositions à formuler pour sortir de l'impasse.

Le 11 avril 2006 l'Iran a pour la première fois enrichi avec succès de l'uranium, étape majeure dans sa quête pour produire du combustible nucléaire, a déclaré mardi le président iranien Mahmoud Ahmanedinejad, qui a également réaffirmé que Téhéran de cherchait pas à se doter de l'arme atomique.

La reprise du dialogue entre Téhéran et la "troïka" européenne formée par la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, a d'abord été annoncée par Ali Larijani, principal négociateur iranien pour le dossier nucléaire, qui a précisé que la rencontre aurait lieu avant le 6 mars. Mohamed ElBaradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, doit remettre à cette date un rapport exhaustif sur le programme nucléaire iranien dont les conclusions pourraient ouvrir la voie à une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies en vue d'éventuelles sanctions.

Ce qui ne fait pas l'unanimité internationale, Moscou propose en effet de prendre en charge l'ensemble de l'enrichissement du combustible nucléaire iranien pour sortir de la crise, mais selon Larijani:

"Nos discussions avec la troïka vont nous permettre de dire que nous sommes favorables à des négociations constructives", a-t-il seulement indiqué, après avoir insisté la veille sur "le droit souverain de tous les pays" à la maîtrise du processus d'enrichissement de l'uranium."

L'offre russe a obtenu l'aval des Etats-Unis et de l'Union européenne, qui soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique sous le couvert d'un programme civil. Larijani a en outre déploré les pressions exercées par Washington en faveur d'une saisine du Conseil de sécurité, affirmant qu'il s'agissait d'un obstacle à la conclusion d'un accord avec Moscou.

De tergiversations en pressions et en menaces, les solutions proposées sont loin de satisfaire le but premier que se donnerait tout état responsable, toute instance gouvernementale: En terminer avec tout le nucléaire; destiné à l'énergie ou arme nucléaire en puissance !

Sortir du nucléaire !

Le nucléaire est "en soi" un danger, nonobstant les intentions d'usage.

Le nucléaire dit pacifique, malgré les innombrables tentatives de ses détenteurs pour le faire passer pour un progrès incontournable et non dangereux, reste la plus grande menace pour la survie de la Terre.

Extrait d'un article (AP) paru en 2002:

Le nucléaire dans le monde

"Le Monde a fabriqué depuis 1954, 1338 réacteurs nucléaires, dont 57 % ont servi à produire de l’énergie pour les navires de guerre à propulsion nucléaire, a annoncé lundi l’Observatoire des armes nucléaires françaises.

"Les autres 571 réacteurs, soit 43 %, «ont servi la cause de l’Agence internationale de l’Energie atomique: réserver l’atome à la paix», selon cet observatoire, qui dépend du Centre de Documentation et de Recherche pour la Paix et les Conflits et «se situe dans la perspective de l’élimination des armes nucléaires». Selon cet observatoire, 220 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, 250 sous-marins nucléaires d’attaque, 10 porte-avions et 14 croiseurs ont disposé de réacteurs nucléaires.

"Aujourd’hui, 245 réacteurs nucléaires militaires sur 182 bâtiments de guerre sont répartis entre les cinq grandes puissances nucléaires (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine)», ajoute l’Observatoire qui les qualifie de «centrales atomiques flottantes». «Certes, le monde entier s’inquiète des conditions de sécurité et du démantèlement des sous-marins à propulsion nucléaire russes mais nous pouvons avoir les mêmes inquiétudes pour les conditions de stockage et de retraitement de ces réacteurs nucléaires aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, et en France», dans l’attente d’une «hypothétique solution de stockage et de retraitement, autre que celles qui sont mises en oeuvre actuellement», juge l’Observatoire."

Aucun de ces pays n'est en mesure de maîtriser ni l'usage qui en est fait, ni les conséquences sur l'environnement et encore moins le retraitement des déchets produits. Déchets qui seront radioactifs pour des milliers d’années encore.

Des réacteurs de type Tchernobyl sont toujours en activité en Europe de l’est, notamment en Lituanie, un pays candidat à l’entrée dans l’Union Européenne. Cinq réacteurs ne possèdent même pas d’enceintes de confinement capables de contenir la radioactivité en cas de fuite ou d’explosion. De plus, ils sont très mal entretenus et font peser une grave menace sur l’ensemble du continent. Ces réacteurs doivent être arrêtés et démantelés le plus rapidement possible.

Le plus petit bon sens serait "d'avaler sa couleuvre", se déclarer incompétent et proscrire toute étendue de ces programmes nucléaires ET d'orienter la recherche vers la destruction propre du "parc" en place.

Désinformations, réalités

En n'écoutant que les informations officielles qui courrent sur l'innocuité de l'énergie nucléaire, la possession avouée par les gouvernements de l'arme nucléaire défensive, le trafic légal ou illégal de la technologie nucléaire de pays à pays, il est difficile de faire la part des réalités, si ce n'est en décortiquant la presse non institutionnelle, et pour cause ! les interviews de scientifiques, les compte rendus de colloques.

Nous observons alors l'actualité et ses implications sous un autre angle.

Le Nucléaire, le plus destructeur des "produits" financiers

Il ne serait possible de combattre le nucléaire qu'en établissant un parallèle évident: il est le pur produit du capitalisme, sa prolifération est inéluctable en conservant ce système là !

Une certaine complaisance des pays occidentaux est notable en ce qui concerne Israel, non sigantaire du TNP, considéré comme pays "ami" et dont officiellement on ne connait pas exactement la puissance de son arsenal. Les traités internationaux n'ont donc aucun recours envers Israel.

Des liens d'échanges "missiles contre nucléaire" ont été établis entre la Corée du Nord et le Pakistan, la Corée aidant le Pakistan à développer ses missiles et le Pakistan aidant la Corée à développer sa filière nucléaire. On connait le risque de guerre déclarée en l'Inde et le Pakistan, on connait la menace américaine qui pèse sur la Corée du Nord, ces détentions d'armement nucléaire sont donc un danger potentiel réel !

Cependant, actuellement en matière de "parc nucléaire" c'est la Russie (plus de 20,000 armes) qui possède de loin l’arsenal nucléaire le plus important au monde. La capacité des russes à réagir en cas d'incident, si on, peut oser employer ce terme en parlant de Tchernobyl, est très amoindrie, la puissance économique de ce pays s'est effritée... C'est en soi une question primordiale que se demander si cet armement est protégé, ne peut aisément s'expatrier, se vendre à l'étranger, et à qui ? Pour ma part, d'avantage que le risque de guerre entre Etats-unis, Corée du Nord, Pakistan et même l'Iran, ce sont les "fuites" de cet arsenal puissant qui me préoccupe. Les choix de pays éventuellement destinataires restant très diversifiés et soumis à des appréciations plus d'ordre économique que politiques !

Les bruits selon lesquels des entités "terroristes" seraient à même de construire et utiliser une arme nucléaire de grande portée restent pour l'instant infondés, ces technologies demandent des matières premières ET l'infrastructure adéquatre pour les transformer qui ne sont pas accessibles à des organisations isolées de leur gouvernement... En revanche sans penser forcément à des armes de type "bombe explosive nucléaire", la fabrication d'armes radioactives est certainement déjà réalisée ou en cours de réalisation par des organisations non gouvernementales au sein de certains pays.

Ce qui nous amène, évidemment, aux pays dits "terroristes" ayant et les moyens financiers, et la possibilité d'entreprendre la structure nécessaire. Ajouterait-on le "mobile" déclencheur !

La menace "terroriste nucléaire" est brandie et largement utilisée par les pays occidentaux, la Chine, la Russie, Israel et bien d'autres en guise d'alibi très convaincant pour mêler la scène internationale à leurs conflits de territoires, visées économiques... Une grande prudence est à observer quant aux motivations.

Des programmes de recherche sur le développement des mini-bombes nucléaires, à faible puissance, impact régional limité, paraît-il, sont engagés par les Etats-unis. C'est tout simplement une façon de contourner les restrictions en matière de prolifération nucléaire, et ces "programmmes" ne peuvent que bien au contraire inciter les autres pays à suivre l'exemple du grand frère !

"L’achat d’un réacteur nucléaire et du combustible associé, possibilité ouverte légalement par le Traité de Non Prolifération, permet de produire du plutonium automatiquement. Le combustible irradié déchargé d’un réacteur contient du plutonium en quantité très importante: environ 240 kg dans 24 tonnes de combustible. Il suffit de 6 kg de plutonium pour faire une bombe, soit le volume d’une orange !

Si le TNP a eu le mérite de permettre d’initier une démarche de limitation de la prolifération nucléaire, il s’avère maintenant totalement daté et incapable de remplir son objectif qui est de limiter réellement l’augmentation du nombre de pays qui disposent d’armes nucléaires.

Le programme civil massif de la France et sa politique de prestige sur l’exportation à tout prix des centrales nucléaires dans les pays en développement expliquent son absence d’engagement sur le sujet de la prolifération. Si le nucléaire civil se développait à grande échelle dans le monde pour lutter contre l’effet de serre, comme certains le proposent, le problème de la prolifération deviendrait un cauchemar insoluble."

Pour compenser l’effondrement des commandes nucléaires à l’Ouest, la Communauté Européenne de l’énergie atomique (Euratom) finance à l’heure actuelle exclusivement des projets nucléaires en Europe de l’Est. Les sommes sont colossales: plus de 680 millions d’Euros seraient alloués au projet K2R4 ! Ces prêts doivent cesser car le financement du nucléaire par Euratom est en contradiction totale avec le soutien déclaré par l’Union Européenne à une politique énergétique durable.

La menace des Etats-Unis de "désarmer" par la force tout pays détenteur de ces armes et qui ne seraient pas leur allié est un puissant levier à la prolifération nucléaire ! Je dirais qu'ils en sont les instigateurs ! Ce que Bush a fait, en désacord avec les instances internationales telles l'ONU ne peut qu'inciter et l'Iran et d'autres qui se savent menacés pour d'autres raisons à se munir de l'arme nucléaire. Si cette escalade n'est pas voulue, qu'on me dise à quoi elle rime !

Toutes les grandes puissances nucléaires jouent un rôle fondamental dans la prolifération qu’elles dénoncent: Comment et auprès de qui les autres états se procurent-ils les technologies nécessaires, si elles ne leur sont pas vendues par ces mêmes pays ?

Cette complaisance aurait quelle origine et quel but si ce n'était l'économie de marché ?

Il est donc grand temps de cesser de temporiser et vouloir proposer des alternatives tout aussi issues de ce "marché", de prendre en main notre économie, de la gérer... compter sur les instances internationales est suicidaire, elles ont largement fait la preuve de leur inéfficacité.

C'est par notre action individuelle, notre engagement et notre activisme que cette machine nucléaire peut être stoppée.

Malicia


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